mardi 28 août 2007

un air de Bretagne


Et pourtant on est diamètralement à l'opposé de cette région où je n'ai jamais posé les pieds !

Certains auront reconnu Brest, dont le s ne se prononce pas plus que celui de Rennes : c'est un patelin haut-saônois associé à la commune d'Esboz (le s ne se prononce pas plus que le z, qu'on m'arrête si je fais erreur !), paisible bien qu'infesté de dinosaures à l'heure actuelle. Quant à Rennes, il s'agit en fait du Rennes-sur-Loue jurassien (il me semble que ce n'est plus dans le Doubs) ; j'aime ce panneau de la Chapelle-sur-Furieuse qui omet les fioritures !

Se parece que las fotos de ambos señales fueron sacadas en Bretaña, region bien conocida del oeste de Francia (aunque nunca fue por alla), cuyas ciudades mas importantes son Rennes y Brest. Pero al final tomé las fotos en dos pueblos del Franco Condado : Esboz-Brest (donde mi hermano Antoine) y Rennes-sur-Loue (un pueblo cruzado por la carretera de Besançon a Lons-le-Saunier).

mardi 31 juillet 2007

De la vie sous la citadelle !

Un soir de fin juillet, je suis revenu du boulot avec envie de sortir un peu me promener et me dérouiller les jambes ; Roland avait du passer la journée enfermé lui aussi et était partant. Après avoir hésité à sortir de la ville, nous avons opté pour un petit tour le long du Doubs depuis la gare d'eau ; j'espérais en profiter pour faire quelques observations sympas le long de la rivière, mais je ne me doutais pas que le tunnel sous la citadelle nous réserverait l'essentiel de nos émotions naturalistes !

Al final de un dia de trabajo encerrado, fue a tomar aire con mi hermano : elegimos un circulo ciudadano, paseando frente al rio Doubs, donde esperaba mirar algun bicho interesante :-D. La sorpresa fue que lo logremos en el tunel bajo la ciudadela de Besançon. Son dos tuneles : uno para los coches, y este para los barcos, los peatones y las bicicletas.

D'abord et surtout, arachnophobes s'abstenir ! Les murs et la barrière forment un dédale de toiles où s'affairent les bêtes à huit pattes, au son des gouttes d'eau qui s'uintent des cloisons et s'écrasent au sol. L'espèce de la photo est Zygiella x-notata, ZX pour les intimes.

Cierto que primero, no hay que tener susto de las arañas, porque son montones con sus telas en la barrera, moviéndose al sonido de la gotitas de agua cayéndose de las paredes. En Francia no son peligrosos esos bichos de ocho patitas. Se nota en la foto la especie Zygiella x-notata.


araignées sous le tunnel sous la citadelle
envoyé par serenense

Ensuite, le papillon de nuit est le batis (Thyatira batis), dont les chenilles vivent sur les ronces et les framboisiers. La mariposa nocturna es la de "capullitos de cerezo" (Thyatira batis) ; las orugas viven sobre los frambuesos (Rubus idaeus) y las zarzas (Rubus fruticosus).

Enfin, la sauterelle est intéressante : c'est un phanéroptère méridional (Phaneroptera nana), très peu connu de Franche-Comté, les seules données dont j'ai connaissance concernant des bestioles citadines, bisontine ou saint-vitoises. Les phanéroptères sont des sauterelles très vertes, élancées, avec deux paires d'ailes de taille nettement différente. Le phanéroptère commun, ou phanéroptère en faux (Phaneroptera falcata), est encore plus maigrichon, avec des cuissots comme des allumettes, et un certain nombre de différences subtiles, notamment au niveau des cerques et de la plaque sous-génitale chez les messieurs, de l'oviscapte chez les dames (c'est le sabre qui se voit à l'arrière des femelles, et qui leur sert à pondre). Voici le sieur falcata en villégiature dans la vallée du Hérisson.


El saltamontes verde meridional (Phaneroptera nana) es poco común en la región, al reves del saltamontes verde (Phaneroptera falcata), que se ve en la ultima foto : aqui es un macho de vacaciones al pantano de la "Granja del Auroc" (Jura). Conozco solamente el meridional adentro de las ciudades, en Besançon y Saint-Vit.

Ambos especies tienen la particularidad de tener las alas de detras mas largas que las de delante. Diferencias sutiles se notan en los oviscaptos (hembras) y organos sexuales de los machos ; tambien el saltamontes verde es todavía mas delgado y tiene piernas flaquitas como fósforos.

Hasta luego !




mardi 3 juillet 2007

bébêtes à deux dos

Sans commentaires, champ libre aux voyeuristes !

Sin palabras... Para voyeristas ! A ver ultimamente las identificaciones abajo, de la izquierda a la derecha y de arriba a abajo.

Pour les curieux, voici quand même les identifications dans l'état actuel de mes connaissances, de gauche à droite et de haut en bas :
- damiers de la succise (Euphydryas aurinia) [espèce protégée] = doncellas de ondas rojas
- chrysomèles inconnues (Chrysomelidae sp.) = crisomelas desconocidas
- escargots (Helix sp.) = caracoles
- sylvaines (Ochlodes venatus) = doradas orlas anchas
- miramelles (Miramella alpina subalpina) = saltamontes alpinos
- longicornes du genre Stenurella = longicornes Stenurella
- grands colliers argentés (Clossiana euphrosyne
) = perladas rojizas

jeudi 17 mai 2007

un sphinx à la Chapelle-des-Buis

La vidéo est sur le blog, sans texte, depuis déjà longtemps : c'était déjà un premier mets... Le temps a figé ici, il a filé aussi. C'était déjà le premier mai...
J'étais parti, sans trainer les pieds, trainer mes godasses et mon appareil photo sur le chemin qui va à Saint-Léonard. Sur ce sentier bordé de belles prairies sèches, aussi privées que faussement infestées de vipères patibulaires, j'avais croisé l'insecte-colibri... Personnage curieux et méthodique. Chercheur de sucre infatigable. Chaque géranium bénéficiait d'une visite de routine, chaque vesce d'une revue de détail.

Hace tiempo que el video estaba en mi blog, asi mudo y sin comentario ninguno. El tiempo paro su reloj o se fue adelante corriendo, a escoger ! Era el primer dia del mes de mayo, y fue a pasear solo con mi camara por el camino tranquilo de la cueva Santo Leonardo. Alla se encuentran pastos, grandotes por la ubicación tan cerca de la ciudad de Besançon, y supuestamente peligrosos por culpa de serpientes (bueno, mejor decir que los propietarios son astutos !) . Aqui encontré este insecto picaflor, muy ocupado a visitar metódicamente cada flor : un ratito no mas por la hierba de San Roberto (Geranium robertianum), un tiempo mas marcado por cada vezo arbusto (Vicia sepium).






sphinx gazé (Hemaris fuciformis)
envoyé par serenense


Le sphinx gazé, Hemaris fuciformis, ressemble un peu à son cousin, le moro-sphinx (Macroglossum stellatarum), que je fréquente plus souvent, autant autour des pots de fleurs que sur les murgers de Rosemont...

La esfinge abejorro de orla ancha (Hemaris fuciformis) tiene un primo un poco diferente, y tambien mas frequente, la verdadera esfinge colibrí (Macroglossum stellatarum).

Hollandaises pas farouches

Les bestioles hollandaises ne sont pas farouches ! J'ai pu me rincer l'oeil à bon compte lors de mon voyage dans le pays d'accueil de ma petite soeur Marielle, au moment du 8 mai...
C'est étonnant et surtout très agréable !

El titulo frances dice mas o menos : "holandesas sin vergüenza" ; pero me refiero a las aves, acostumbradas a vivir con los humanos sin peligros en ese país donde fue a visitar mi hermana Marielle durante el mes de mayo. Llama mucho la atención la cuestión , y la verdad es que es muy agradable !


Pour commencer, un petit film du choucas - omniprésent aux Pays-Bas - en gare de Wageningen... En voilà un qui n'hésite pas à opter pour le rail dans ses déplacements (il ne crache cependant pas sur la voie aérienne).

Empezamos con una peliculita de la grajilla (Corvus monedula), muy común en Holanda, en la estación de Wageningen. No vacila a tomar el tren ;-)

Depuis la résidence de Marielle, on est vite dans la "campagne", pâturée ou cultivée. Une bernache du Canada (appelée curieusement outarde au Québec), qui côtoie maintenant fréquemment l'ouette d'Égypte sur les terres d'accueil hollandaises, arrive d'un vol lourd et se pose au milieu d'un champ. Le rouge-gorge chante à gorge déployée autour d'un étang de Bennekom, des pies (nombreuses elles-aussi) et un verdier sautillent sur le plancher des vaches.

Desde el alojamiento de mi hermana hasta el "campo" (culturas y pastos), no hay mucho que caminar. Aquí pude ver el pesado vuelo de una barnacla canadiense (Branta canadensis), un ganso americano cuya repartición cruza ahora la de la oca del Nilo (Alopochen aegyptiacus) : se poso tranquilamente en un campo, mientras el petirrojo (Erithacus rubecula) cantaba con alegria desde un arbol cerca de un estanque y la urraca (Pica pica) y el verderón (Carduelis chloris) andaban mejor en el "piso de las vacas"...

Et maintenant, quelques parcelles de magie de l'ile de Texel (ça se dit grosso modo t'es seule ? :-), et encore un "immigré" au centre de ma photo ! Le faisan et ses curieux cris (son ramage ne se rapporte pas à son plumage) hantent partout les dunes... Parmi les autres oiseaux qui abondent sur l'ile, le goéland cendré (voir aussi ici) et le vanneau huppé, qui ne sont pas en reste dans le registre des vocables étonnants !

Y ahora unas migajas de magia de la isla Texel... y otra vez un "extraño" en el centro de mi foto ! El faisán (Phasianus colchicus), muy gritón, anda de todos lados en las dunas ; tambien hay muchas gaviotas canas (Larus canus) y avefrías (Vanellus vanellus), primas del queltehue.


Pour finir, Texel côté mer et côté côtes, la mère Marielle à côté. On peut y voir l'huitrier-pie, un autre braillard qui n'hésite pas à visiter les champs, ou encore les eiders à duvet en divers plumages (mâles, femelles, éclipse...)

Para cerrar la cuestión, la isla lado playa y mar, con la larga vista... Se puede por ejemplo mirar los eideres reales (Somateria molissima) (con plumaje macho, hembra o "eclipse") y un otro gritón, que también se ve en los pastos : el pilpilén de Europa o ostrero comun (Haematopus ostralegus).

vendredi 4 mai 2007

trois chasseurs à Micaud

Besançon, parc Micaud, premier mai 2007.
Besançon, el parque Micaud, el dia de la fiesta de los trabajadores. En mitad del rio Doubs, encuentre una garza ceniza...


Quelques séquences de chasse d'un héron cendré posté dans le courant...
Sus secuencias de pesca en el remolino ...

Et l'impressionnante technique d'une femelle de harle bièvre, qui remonte par saccades dans la cascades à la recherche du poisson...
y el modo de hacer de la serreta grande, al nadar entrecortado para buscar peces


Dans le parc voisin, le merle pêche ... au ver de terre !
Y en el parque, el zorzal pesca.. con lombriz !

mercredi 2 mai 2007

Fiesta del agua en Ovalle !!

Bienvenue à Ovalle, ville de l'intérieur de la quatrième région chilienne, plus petite et plus "provinciale" que la Serena et Coquimbo. Nous sommes en janvier 2007, au coeur d'un cuisant été ; au même moment, l'hiver semble enfin s'installer en Europe, mais les chutes de neige seront plus qu'éphémères... Sur le chemin entre l'université et l'accueillante demeure de Doña Maria et Don Oscar, nous nous retrouvons avec Carolina au milieu d'une rue principale grouillante d'une joyeuse animation.

Bienvenida en Ovalle, cuaterna región, un dia del verano caliente de 2007. Mientras se caiga un poco de nieve en Francia, para dar a creer a un invierno que volviera a ser de mentira... Andamos con Carolina desde la Universidad hasta la casa agradable de Don Oscar y Doña Maria, cuando escuchamos a una alegre animación en la calle principal

C'est la fête de l'eau à Ovalle ! Es la fiesta del agua en Ovalle !

Les adolescents, électrisés mais "bons enfants", dansent au son rythmé de musiques festives devant le camion des pompiers ("bomberos") ; un peu plus loin, la circulation est encadrée par la gendarmerie locale ("carabineros") qui a coupé l'accès à la rue. Et de temps en temps, un pompier brandit la lance à incendies, et aux cris de "Agüita agüita agüita !!!" (petite eau !), arrose copieusement les danseurs qui se dispersent à grands rires et cris aigüs ! Sur les côtés de la route, où se sont formées de belles flaques, les gamins semblent au paradis et pataugent de bonheur, s'estriclant, s'éclaboussant, noyant les 4 x 4. Un bien joyeux moment !

Los jovenes bailan con buen humor al sonido de una musica bien alegre, mientras los bomberos regan la gente al grito "
Agüita agüita agüita"... Y todos de escaparse reiando a carcajadas :-). En eso los niños por supuesto no son los ultimos : jugando en los charcos del lado de la calle, parecen al colmo de la felicidad ! Hasta luego !

Y ahora se pueden ver las peliculas !

Et maintenant les films !


jeudi 26 avril 2007

une fée clochette en souffrance

Plaine alluviale du Doubs, entre Montlebon, Morteau et Grand-Combe-Châteleu, le 22 avril 2007. Plombée par le soleil, la mer des cardamines et fritillaires se laisse photographier sans résistance par un être sans bottes qui se couche dans l'herbe sèche pour choisir ses angles, le devoir électoral accompli... Le premier plan est saisissant pour photographier les notables parmi les bâtisses, ou encore la diligence du val.

Estamos el 22 april de 2007, cerca de la ciudad de Morteau y de los pueblos de Montlebon y Grand-Combe-Châteleu, en el corazón de la llana aluvial del alto rio Doubs. Bajo un sol de plomo, pude ir alla sin botas y acostarme en la hierba demasiado seca para elegir las vistas, despues de elegir un presidente para mi pais (pero una lata que no puedo elegir solo :-p). Los berros de prado (Cardamine pratensis) dibujan un mar rosado adelante los jefes del paisaje del lugar : las iglesias de Morteau y Montlebon, la fabrica de salchichas, la casa grande de "Espace Morteau" o el tren llegando de Besançon ...


La "cocotte" n' a, elle, pas la frite hilare, et courbe sa tête de clochette ; les pétales passent et ne repasseront pas.

"Tablero de damas" o "cabeza de serpiente" (Fritillaria meleagris) son los nombres castellanos que encuentre a buscar en Internet para esta flor poco comuna que suele crecer en los pastos inundados y queda abundante aqui. Pero parece triste la flor, y baja su antigua campana de pétalos muertos...


Parmi les ennemis des fritillaires, les drains, qui allient leur force au soleil. Certains sont tout neufs, avec des airs de clandestins pour la loi sur l'eau.

El avenamiento es enemigo del tablero de dama, porque hace el terreno mas seco... Podemos ver trabajos recién hechos, a lo mejor prohibidos por la ley preservando las humedales.



Enfin, la fumure est rarement bon signe pour la diversité d'une prairie, même si là, la pratique est sans doute ancienne ! Courage...

Igual es malo el uso de estiércol para la diversitad de plantas del prado... Valor ! y hasta luego...

lundi 23 avril 2007

Le bouliste et les minotaures


Pour rafraichir un peu l'atmosphère bouillante d'avril, un petit montage bisontin où l'eau jaillit de partout, et surtout, du minotaure qui trône au centre de la rivière près du pont Denfert-Rochereau. Certains trouveraient qu'il ressemble plus à une femme se dandinant avec une bouée... A vous de juger. Quant au bouliste qui nous tente ici d'improbables ricochets, son habit est bien loin du pays !

Para refrescar un poco este mes de abril demasiado caliente, un poco de agua de Besançon, especialmente del "Minotaure", una estatua erizada al centro del rio Doubs, cerca del puente Denfert-Rochereau. Aqui, tan lejos de Chile, saque tambien la foto del jugador de bollas, haciendo "rebotes" en las fuentes con su polera de bandera ...

Hasta luego !

mercredi 11 avril 2007

Goélands et mouettes du Haut-Doubs

Pour répondre à la question d'Antoine... para contestar a mi hermano...

Les points blancs qui forment cet escadron sur fond de forêt d'altitude, ce sont des mouettes rieuses à l'assaut des prairies inondées de la plaine mortuacienne...

Esos puntos blancas que parecen a un escuadrón adelante de los abetos, son gaviotas reidoras (Larus ridibundus) que llegan a buscar comida en los campos inundados de Morteau...


Celui-là, c'est le goéland cendré, petite espèce avec des airs de mouette et un cri étonnant, exceptionnel à Morteau.

Este es la gaviota ceniza (Larus canus), muy rara en Morteau.

Quant à notre goéland leucophée, c'est devenu un hôte à peu près aussi régulier que la mouette, surtout au lac de Chaillexon, où contrairement à cette dernière, il n'est pas exclu qu'il niche maintenant. L'arrivée de ce pirate capable de gros dégâts en pillant les jeunes d'autres espèces n'est pas vu du meilleur oeil par tous les naturalistes !

La gaviota "leucophée" (Larus cachinnans michahellis), la vemos al contrario con regularidad en el lago de Chaillexon, donde se puede que nidifica ahora. Este corsario puede hacer daños en los jóvenes de otras especies.

Luc


regardez l'homme tout seul à l'extrême droite...

mardi 10 avril 2007

goélands et couleurs...

Je reprends cet ancien montage muet pour raconter un peu...


La scène verte et brune des berges du Doubs et des prés en bordure, un matin au début d'un avril trop précoce... Alors que les fritillaires pointent déjà timidement leur clochette, que les alouettes s'égosillent haut dans le ciel, un gros père blanc est tranquillement posé au bord de la rivière, installé face au stade tel le pêcheur du dimanche. Quand je reviens de la tournée des saules, il promène sa belle envergure dans le ciel mortuacien, se posant par moments brièvement sur l'eau. C'est un goéland leucophée, dont je vais reparler un peu plus loin...

El pasto verde y las orillas color marrón del rio Doubs, al inicio del mes de abril mas caliente que nunca conocimos aquí... Los "tableros de damas" o "cabezas de serpientes" (Fritillaria meleagris) empiezan a florecer y las alondras (Alauda arvensis) estan cantando, perdidas en el cielo azul. Un "padre" blanco esta tranquilamente puesto arriba de la orilla, tan como un pescador ; a veces se abre las largas alas para pasear y seguir el rio, donde se va unos ratos a descansar... Se trata de una gaviota patiamarilla (Larus cachinnans) (también ver aquí).

En zoomant sur mes photos et étudiant dans les livres le "pattern" alaire, j'en suis venu à me dire que c'était un subadulte ; chez les goélands, les espèces se ressemblent souvent entre elles alors que les individus d'une même espèce diffèrent largement selon leur âge ! Bref, un groupe un peu galère...

Las especies del genero de las gaviotas estan muy difíciles que reconocer, puesto que cambian de plumaje según la edad y estan parecidas entre ellas ; pero con las fotos y los mejores libros, se puede notar que seria un subadulto.



Petite scène en tonalités de gris sur la plage de la Serena... Les petits goélands gris, ou "gaviotas garumas'" (Larus modestus) forment une jolie troupe. Certains paressent sur le sable, d'autres suivent le ressac des vagues dans un curieux manège pour se nourrir, à la façon des mouettes de Franklin, qui hantent aussi les lieux. Chez cette espèce, seuls les reproducteurs ont les cheveux blancs.

Imagen gris de las numerosas gaviotas garumas de la playa del Faro... Buscan la comida seguiendo las olas y mojandose las patitas como para probar la temperatura ! Solo los reproductores tienen pelo blanco.



Enfin, le ciel bien bleu de Guanaquero, village côtier au sud de Coquimbo, plein de restaurants à fruits de mer, de dauphins, de pélicans et ... de goélands dominicains (Larus dominicanus). Le comportement alimentaire de ce gros laridé est différent ; c'est un mangeur de coquillages qui s'élève dans le ciel pour un bref surplace, et lâche son butin pour le fracasser à la manière d'une corneille avec une noix. L'individu le plus à droite est un juvénile.

y para terminar, la escena azul de Guanaquero, sus restaurantes, sus pelicanos, sus delfines y ... sus gaviotas dominicanas ! Este especie grande se come los mariscos dejandolos caer desde arriba en el cielo para que se abren al suelo. La ave de la derecha es juvenil.

Ciao !


mercredi 4 avril 2007

Par delà Entre-Roches, au pays de Robert-le-Diable

Sur la route de Morteau à Pontarlier, en cherchant les silhouettes de hérons, on aperçoit un petit coteau d'abord engageant derrière l'autre rive du Doubs ; les irrégularités ténues de petits décrochements marneux et un saupoudrage savamment dosé de petits genévriers avaient depuis longtemps éveillé ma fibre de naturaliste du dimanche... Dimanche, accompagné de père et mère pour cette grande occasion, je l'ai enfin rencontré.

Caminando por el valle del Doubs desde Pontarlier hasta Morteau, antes de llegar a la estrecha quebrada de "Entre-Roches", tengo costumbre de hacer la cuenta de las garzas color ceniza que estan pescando a la orilla del rio o cazando ratones en el pasto. Por lo tanto hace tiempo me llame la atencion un cerro redondo, pero con irregularidades y muchos enebros (Juniperus communis), lo que significa que el suelo puede ser algo mas impermeable que con el calcáreo, que es la roca mas comuna de la región, y asi tener algo muy interesante para el naturalista. El dia domingo fuimos por fin con mis padres a ver la cuestión...

Le coteau de Spey, après le pont de Ville-du-même-Pont, est un peu maussade ; mais chez lui ça doit être de saison. Et pour qui veut le parcourir d'un oeil plus à l'écoute ; sous sa peau blanche hivernale qui déjà se desquame, sourd un sang clair d'énergie printanière. Les tussilages, qui fleurirent dès février le sourire de Gustavo, ont le second souffle comme une traine dorée ; des violettes à la pâleur fragile apportent une petite touche mauve au tableau.

El cerro de "Spey" (se pronuncia spe) puede parecer un poco muerto todavía al principio del mes de abril. Pero a mirar y escucharlo mejor, aparece harta vida en el lugar, abajo la escasa nieve que queda aqui : los uñas de caballo, los de la sonrisa de Gustavo, florecen mas y mas ahora ; tambien por ejemplo aparecen violetas con su color rosada frágil...



C'est là, dans un décor jauni et terreux de roches et de marnes, que j'ai aperçu pour la première fois cette année Robert-le-Diable, papillon beaucoup moins pieux que l'incontournable et très fleur bleue petite tortue ...

Aquí también encuentre mi primera c-blanca (Polygonia c-album), una mariposa que llamamos tambien "Roberto el diablo", asi que parece menos católica que la famosa ortiguera que fue a rezar aqui en las flores azules (Muscari) adelante de la virgen...


En bonus, un petit florilège de pierres et de bois à Ville-du-Pont et à Arçon !

Para terminar, unas fotos de casas típicas de las alturas de la provincia Doubs y otros detalles de los pueblos de Ville-du-Pont (ciudad del puente) y Arçon. Se ven los truncos esperando a ir a bañarse si hay mucha lluvia y inundaciones ... Hasta luego

A bientôt

mardi 27 mars 2007

Trois chiliennes et une turque


Petit tour par les tourterelles, et pour commencer, une roucoulade à quatre ailes par ici et ...

(Pour vous mettre dans l'atmosphère sonore des villes chiliennes, allumez vos hauts-parleurs et cliquez sur les liens en bleu !)

Hola...
¿Hablamos un poco de tórtolas ? Ya se pueden escuchar unos cantos que tal vez ya conocen, con las palabras azules "ici" y "là" un poco mas arriba ...


Pour le concert d'entrée, une chanteuse de charme, qui se maquille outrageusement les yeux pour avoir toujours la pupille au firmament... C'est une péruvienne dans l'âme, qui abonde au nord du Chili et s'en vient gagner les terres du sud ; sa voix est inoubliable, et curieusement, elle me passa totalement inaperçue en 2004, lors de mon premier périple à la Serena... Serait-elle arrivée dans mon sillage ?

Sa grande taille et les taches blanches des ailes, surtout visibles au vol, lui valent son nom chilien de "pigeon à ailes blanches" (paloma de alas blancas), mais elle s'appelle ailleurs tourterelle côtière, tourterelle du Pacifique, tourterelle mélodieuse ; elle est encore "cuculi" pour les Péruviens et Zenaida meloda pour les scientifiques... Il faut être à bonne lumière et à faible distance pour repérer à coup sûr l'oeil cerclé de bleu, comme ici dans les jardins de l'université de la Serena....

Primera cantante, la "cuculi" de los vecinos peruanos, es decir la paloma de alas blancas (Zenaida meloda). Por algo se llama asi : se ven muy bien los adornos blancos de las alas cuando ella se va a jugar con el viento, todavía mas que los ojos tan azules como pintados. Parece que tuve demasiado distracción en 2004, porque no me fije en su canto aunque sea inolvidable ; ¿ también puede ser que llego esa paloma detras de mis pasos ? Dicen que esta alargando su zona de repartición al sur...

Plus modeste, mais coquette aussi, des paillettes brillantes dans le cou et quelques gouttelettes noires de vernis mat sur l'aile, j'ai nommé la tourterelle oreillarde (Zenaida auriculata)... En fait au Chili, elle est simplement la "tórtola", la tourterelle. Son chant est très tristounet et beaucoup plus discret que celui de ses cousines ; je n'en ai pas trouvé d'enregistrement. Elle aussi fréquente assidument les rangs de l'université : c'est bien normal, les tourterelles aiment la culture.

Mas discreta y pequeña, la tórtola (Zenaida auriculata) esta vanidosa también : se pone lentejuelas brillantes en el cuello y gotitas de lustre negro en la ala. Tiene canto triste y bajo que no pude encontrar en la red. Tan como la primera, saqué la foto en la Colina, Universidad de La Serena.


Un clin d'oeil et un petit coucou du petit lutin de la catégorie, une demi-portion de pigeon, au chant simplissime (le deuxième enregistrement là-haut, et un des premiers chants que j'ai su reconnaitre au Chili !). La colombe picui (Columbina picui), ou "tortolita cuyana", a aussi ses parures : bracelets blancs et noirs sur l'aile, petit trait de maquillage entre oeil et bec... La photo est prise dans le petit village paisible d'El Molle, où prospéraient les colombes...

un ¡ hola ! y un pestañeo de una chiquita de la familia, la tortolita cuyana (Columbina picui), una mitad de paloma con brazaletes blancos y negros, y de canto muy sencillo (el segundo registrado mas arriba). La foto esta del Molle.


Retour en France (bientôt au Chili ?) pour une élégante au collier noir, une conquistador sans pareille, arrivée par la ligne des Vosges en 1950... Son chant résonnait pour moi comme celui des vacances à Mazerolles, dans le secteur bisontin ; et puis un beau matin, au milieu des années 1990, mon frère Gaël a entendu la tourterelle turque aux Arces, évènement insolite alors, à 1000 mètres d'altitude... Et cette année, elle y chantait sans relâche en décembre et janvier !!

Ahora en Francia, pero la tórtola turca (Streptopelia decaocto) ; mucho mas que la paloma de alas blancas, esta cortesana de collar negro es una conquistadora : llego a Francia en el año 1950, y ahora esta de todos lados, aun en las alturas donde se puede ahora escuchar en diciembre o enero ... Hasta luego.

à bientôt !

lundi 26 mars 2007

gui ou chatouille?

C'est pareil, parce que qui lit gui lit chatouille. :-)

Alors, voilà, quand j'ai parlé de la loranthacée chilienne qui pousse sur les cactus, je me suis rendu compte que je n'avais quasiment aucune photo de gui (la seule espèce française de la famille !) pour illustrer mon article. Et bien j'y ai remédié un peu dimanche à Osselle ; comme dit Antoine, mieux vaut le gui tard que jamais.

Hola... Hablé hace poco tiempo del muérdago, única planta francesa de la familia del quintral, pero me faltaba unas fotos para ilustrar ... Tuve la suerte de sacar fotos el domingo pasado ; no es tan dificil, esta parasita esta muy comuna, pero es interesante en marzo porque se ven las frutas y las flores...

Et bien d'abord, on le voit ici, ce n'est pas l'apanage des fruitiers, le gui ! niet ! Et même un grand arbre des rives peut "plier" sous son poids.

Aquí no se ve el muérdago en los manzanos de la huerta, pero en los alamos de la orilla del Rio Doubs.

Au mois de mars, le gui, bol pour moi, est en fruits (ci-dessus les fameuses petites boules blanches, régals de grives draines, à l'intérieur de la boule verte) et en fleurs (ci-dessous, le genre de détail sur lequel je ne m'étais jamais fixé ...) !

El muérdago hace bollas en las ramas, que debilitan el arbol hasta matarlo al final ; las frutas son bayas blancas viscosas, que se comen los zorzales charlos (Turdus viscivorus, es decir que se come muérdago !), diseminándolas. Recién descubri como son las flores, muy discretas...

Fascinant, non ? Et ben non, je ne suis pas le seul à me poser ces questions... Allons bon ! le gui, luxe de botaniste ? il a déjà ses paparazzi !

Aqui esta mi cuñado Michel sacando fotos de las flores en una ramilla ! el muérdago tiene tambien sus paparazzi !

vendredi 23 mars 2007

Retour à Hautepierre...

Il était une fois un grand bonhomme de rocher, le nez aux vents, qui portait de coquettes fleurs jaunes dans ses cheveux bleutés... Les petits lutins humains complétaient sa coiffe du dimanche, grimpaient en grappes bavardes le long de son cou et se penchaient crânement au rebord de son front. Loue y'es-tu ?
D'autres, plus morpions que poux, s'agrippaient même à ses joues et se jouaient du joug de la pesanteur, au grand dam des lutins à plumes...

Arriba del Valle del río Loue se eriza un cerro orgulloso, cual tiene flores amarillas como cintas en el pelo. Los duendecillos humanos pasean el dia domingo sobre su cuello y se atreven a colgar la vista bajo su frente vertiginosa. Hay hasta gente que trepan sobre las mejillas del cerro, molestando los pájaros de roca.


Voici les tempes argentées du bonhomme de pierres au premier soleil de mars, lorsque cessent les petites tortures de l'hiver et sortent les petites tortues du printemps... Les épis bleuâtres au dessus de ce front dégarni sont ceux de la seslérie bleuâtre, souvent éclaircie d'une belle poudreuse d'étamines.

Las gramíneas color ceniza, con polvo amarillo de estambre, se llaman Sesleria caerulea y las joyas amarillas, de hojas cinceladas con finura, son las Draba aizoides... Hasta luego !


Et les petits caprices frivoles du rocher, ces paillettes d'or aux feuilles finement ciselées, les lutins à quatre pattes les ont appelées draves faux aïzoon...

vendredi 16 mars 2007

le gui des cactus !

Champvans, Jura, été 2001... Image familière d'un coin de verger abandonné, où le gui est tombé dans les pommiers... Photo de famille d'un parasite prospère, à une époque où j'arpentais les vergers dans la région doloise pour mon DEA, comptant et différenciant chaque fruitier (les pommiers ne comptant pas pour des pruniers) sous l'oeil méfiant des bouilleurs de cru clandestins...

Francia, provincia del Jura en los alrededores de Dole, verano 2001... Estaba por el año del "DEA" y aquí estaba mi terreno ; tenia que estudiar las huertas familiares. La foto muestra unos ciruelos y un manzano viejo y insano, lleno de muérdago (Viscum album), una planta parásita de la familia "Loranthaceae" bien conocida de los jardineros...


Changement de décor, cinq ans et demi plus tard et un continent et demi plus loin... Nous sommes sur un versant abrupt et aride de la précordillère, dans la quatrième région chilienne, au dessus du petit village d'El Molle. Courage, les chèvres !

Cambio de ambiente, de continente y de época... Después de cinco años y algo, estamos con Carolina en la cuaterna región chilena, pueblo del Molle (pero son cabras en la foto, y no nosotros :-))

Ce cactus dont les aiguilles tiennent en respect ma tricoteuse de soeur Anne, qui sait à quel point il est important de protéger ses arrières, s'appelle Eulychnia acida (merci Jean-Yves !). C'est en fait le fameux copao , fruit typique de la vallée de l'Elqui, et aussi base de fabrication de bâtons de pluie... sans doute comme celui de ce curieux personnage de Monte Grande.

Este quisco con agujas grandes, lo dicen copao o ácido, y el nombre científico es Eulychnia acida. Es típico del valle del Elqui : se venden por ejemplo las frutas para los turistas en el embalse Puclaro... También se usan las cañas secas para hacer "palos de lluvia", tan como - creo - el de este hombre de Monte Grande.

Mais revenons à nos chèvres et à nos cactus ! Bon, en débutant peu au jus des fleurs de cactacées, je me suis fait avoir en croyant prendre en photo les curieuses fleurs rouges de notre copao... Rien à voir avec celles-ci !

¿Pero porque hablé del muérdago ? por que esta de la misma familia que lo quintral (Phrygilanthus aphyllus), esta flor roja parásita , que al principio creía la propia flor del quisco. Hasta luego !



En fait, ces fleurs sont celles d'un parasite à "suçoirs", le "quintral" Phrygilanthus aphyllus, qui comme le gui, appartient à la famille des loranthacées ! Voilà, une histoire de gui rouge, ça ne manque pas de piquant et ce n'est pas de la guimauve !

Luc

dimanche 11 mars 2007

Quand les punaises se mettent au vert

Bonjour à tous !

Petite devinette... Quels est la différence entre ces trois insectes punaisés sur le tableau ci-dessous ?

Hola ! Que creen que tienen en común esos tres bichos ?


Et bien, l'astuce c'est que si la différence parait de taille (ce qui n'est pas faux non plus), elle est surtout d'âge... Les punaises, qui appartiennent à l'ordre des hétéroptères (anciennement regroupées avec les homoptères - cigales, cicadelles et pucerons - dans l'ordre des hémiptères), ont des larves relativement ressemblantes aux adultes... en cela qu'elles ont une forme de punaises, six belles pattes, etc... Cependant, elles n'ont pas encore des ailes développées et ont souvent une couleur toute différente. Il y a 5 stades larvaires. L'illustration avec Nezara viridula...

Son de la misma especie pero no tienen la misma edad ! Los chinches pertenecen al orden "Heteroptera", antes colocado con "Homoptera" (es decir cigarras y pulgones) en el orden "Hemiptera" ; pasan por 5 estados ninfales parecidos a adultos, pero de color diferente y sin alas ... Por ejemplo, el chinche verde del campo (Nezara viridula)...

Les photos du haut sont prises dans les parterres fleuris du parc de la gare de Besançon, au mois d'octobre. Elles correspondent respectivement au deuxième et au cinquième stade larvaire , comme me l'a démontré un homme fort d'un forum. Pour le petit montage final, avec deux vues du même animal, c'est Carito qui a pris les photos ... à la Serena, elle aussi qui a trouvé son petit nom et m'a concocté tout un petit dossier d'enquête ! Il faut rester prudents, parce que c'est souvent difficile, voire impossible, de déterminer avec certitude des insectes sur internet ; mais il semble quand même très plausible qu'on ait affaire à l'adulte de la même espèce cosmopolite !

Las dos fotos arriba son de larvas (estadios 2 y 5) y las hice en un jardín ciudadano de Besançon. El adulto, fue Carito quien saco las fotos en la Serena, y quien hice una investigación para encontrar la especie y su modo de vida. Aunque hay que quedar prudente con determinar
insectos en Internet, parece tratarse de la misma especie en el otro lado del mundo !

D'après le dossier de Carolina et quelques témoignages sur le forum insectes, attention, notre bestiole n'est pas amie des tomates et du jardinier. Elle se nourrit de la sève des feuilles et du jus des fruits, et sa salive peut causer des dégats aux tissus végétaux...
Punaise !

Ese bicho no parece el mejor amigo de las tomates y del jardinero : succiona savia o jugos, de las hojas y frutos respectivamente, y inyecta también saliva que causa severo daño a los tejidos. Hasta luego !

A plus !