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lundi 30 mars 2009
Au longicorne bourguignon (2)
Les nouvelles du 30 mars !
Les vérifications ont été fructueuses, c'est vraiment une bonne bête que ce longicorne coureur et mangeur de fétuques (et autre graminées ?) par la racine !
Effectivement, Iberodorcadion molitor n'est pas connu en Franche-Comté. Lisez plutôt Jean-Yves Robert, dans son atlas des longicornes de Franche-Comté (1997) :
"Cette espèce est présente dans le sud de la France et en Espagne, mais elle est beaucoup plus rare vers le nord. Sa limite septentrionale semble être le département de la Côte d'Or d'où elle était signalée d'une dizaine de localités au siècle dernier (Rouget, 1860). Elle parait cependant y être devenue très rare puisqu'elle n'a été capturée qu'à deux reprises depuis 1900 (Bouchy, 1990). Elle semble encore inconnue en Saône-et-Loire, dans l'Ain et dans toutes les autres régions limitrophes de la Franche-Comté, de même qu'en Europe centrale. Sa présence dans notre région est donc très peu probable"
Intéressant, non ? Pour rappel, Fixin est en Côte d'Or... Reste à savoir si la bestiole a été revue depuis 1990, je compte sur l'enquête des amis bourguignons !
BIBLIO...
Robert J.-Y., 1997. Atlas commenté des insectes de Franche-Comté. Tome 1 : Coléoptères Cerambycidae. Office pour l'Information Eco-entomologique de Franche-Comté. 201 p.
Rouget A., 1854-1860. Catalogue des insectes coléoptères du département de la Côte d'Or. Mem. de l'Acad. de Dijon : 444 p.
Bouchy H., 1990. Les Cérambycides de Côte d'Or. Mise à jour du catalogue de A. Rouget (1854-1860) : non paginé.
dimanche 29 mars 2009
le longicorne bourguignon
Jolie trouvaille de Carolina ce dimanche sur la pelouse de Fixin, en Côte d'Or, à l'occasion de la crémaillère de Julien...
L'un des objectifs de la sortie - outre le besoin de prendre l'air entre amis après une grosse soirée raclette ! - était la floraison des anémones pulsatiles, qui réveille de vives couleurs l'herbe jaunie après l'hiver.


L'observation des lézards des murailles, très excités par le printemps, était sympatique aussi (on a même eu droit à la fuite d'un lézard vert !)

Mais la trouvaille en question, c'est un joli longicorne qui courait sur le sol à la manière d'un carabe, voir d'une araignée-loup, dont il a un peu la coloration de certaines espèces familières. Sur le dos d'une main, il ne cherche pas à s'envoler ... et pour cause, nous apprendrons plus tard qu'il a les élytres soudés et qu'il est aptère !


Il s'agit en fait de Dorcadion molitor, devenu plus précisément Iberodorcadion molitor, une espèce bien précoce et nettement méridionale, dont les stations de périphérie de Dijon pourraient être parmi les plus septentrionales de France. Je ne serais d'ailleurs pas étonné qu'il ne soit pas connu en Franche-Comté, je vérifie demain !
L'un des objectifs de la sortie - outre le besoin de prendre l'air entre amis après une grosse soirée raclette ! - était la floraison des anémones pulsatiles, qui réveille de vives couleurs l'herbe jaunie après l'hiver.


L'observation des lézards des murailles, très excités par le printemps, était sympatique aussi (on a même eu droit à la fuite d'un lézard vert !)

Mais la trouvaille en question, c'est un joli longicorne qui courait sur le sol à la manière d'un carabe, voir d'une araignée-loup, dont il a un peu la coloration de certaines espèces familières. Sur le dos d'une main, il ne cherche pas à s'envoler ... et pour cause, nous apprendrons plus tard qu'il a les élytres soudés et qu'il est aptère !


Il s'agit en fait de Dorcadion molitor, devenu plus précisément Iberodorcadion molitor, une espèce bien précoce et nettement méridionale, dont les stations de périphérie de Dijon pourraient être parmi les plus septentrionales de France. Je ne serais d'ailleurs pas étonné qu'il ne soit pas connu en Franche-Comté, je vérifie demain !
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samedi 7 février 2009
la faune d'une petite chapelle de la Quebrada de Paihuano...
Le fleuve Elqui rejoint le grand Pacifique à La Serena. Nous laissons un peu la ville côtière pour remonter l'Elqui, passer au delà d'un grand lac de retenue (l'embalse Puclaro), de la petite ville de Vicuña, riche de souvenirs, et descendre du bus à Paihuano, sympatique petite ville, qui précède le Monte Grande de Gabriela Mistral et le Pisco Elqui des mystiques et des étudiants en vacances. A Paihuano commence la marche à pied, filet ou appareil photo en main, et nous suivons une petite route qui monte vers la montagne, bordée d'une bande étroite de cultures irriguées (vignes surtout) dont la verdure éclatante contraste avec le paysage rocailleux et aride dominant.
Le soleil tape très dur ici en montagne, bien plus fort que dans La brumeuse Serena ; j'ai la tête qui bout sous ma casquette, et je couve une insolation qui me laissera chancelant pendant plusieurs jours à mon retour en ville. Javier Villablanca, le jeune ami entomologiste qui me guide sur ses terrains de collecte, ne semble guère plus frais à notre arrivée à la petite chapelle du petit village de la Quebrada de Paihuano.
Voici la chapelle, vue de la petite placette de village avec bancs et jardins de fleurs qui a été aménagée juste devant. Il y a là aussi un robinet d'eau potable, précieuse, qui coule au goutte à goutte et qu'il est impossible de fermer. Il y a un petit commerce pas très loin, mais il est fermé, il faudra trouver la maison de la tenancière pour le faire ouvrir et trouver de quoi manger un peu.
Sous le robinet qui goutte s'est formée une petite flaque d'eau où viennent se désaltérer quantité d'insectes, et en particulier de jolies guêpes noires, rayées de blanc et à pattes, antennes et base des ailes rouges. Viennent-elles chercher à boire ou chercher de la boue ? Ce sont probablement des guêpes du genre Hypodynerus, qui sont des espèces maçonnes selon ce petit site Internet qui présente une photo du nid.

Justement, sur les murs latéraux de la petite chapelle, il y a des constructions en terre, façonnées par d'autres hyménoptères. Les bestioles, que nous n'avons qu'aperçues, sont moins hautes en couleurs et n'ont pas la taille fine des guêpes ; la construction, en revanche, bien que moins soignée, est plus monumentale...

Et à l'intérieur, les loges sont pleines de larves vertes à allure de chenilles. Sans doute de vraies chenilles d'ailleurs (?), proies des maçonnes et futurs casse-croûtes de leurs larves..

Mais dézoomons un peu sur le mur de la chapelle... Encore des loges d'abeilles maçonnes, mais aussi quelqu'un d'autre qui nous regarde un peu méfiant ; mais comme ça piaille dans le nid sous le toit, faut bien continuer de ravitailler !

Ce joli petit faucon avec une joue à larges fossettes, dont une tache ronde qui évoque vaguement celle du moineau friquet, est parfois appelé dans les bouquins ... faucon des moineaux. Mais en fait de moineaux, ce sont de grosses cigales bien grasses que le "cernicalo" capture pour sa progéniture. Ces cigales chantent curieusement en un vol très rapide, et nous n'avons pas eu le coup de filet assez adroit pour pouvoir la regarder d'un peu plus près !

Le faucon des moineaux (Falco sparverius) est aussi appelé crécerelle américaine, et c'est sûr que les deux ont des airs de famille. Même si notre crécerelle européenne, ici photographiée à Villers-le-Lac, a la tête moins machurée et remplace volontiers, comme l'a découvert Michel près de Fraisans, les cigales par les courtilières !
Voilà, il est temps de redescendre vers Paihuano pour pouvoir trouver un bus ou un colectivo et être ce soir à La Serena. On pourra même faire un petit bout de chemin avec des gamins à l'arrière d'un pick-up...
Une dernière image de la petite chapelle aux trésors de la Quebrada de Paihuano !

Et puisque j'ai parlé de faucons, il me faudra bien vous présenter un jour de la semaine quelqu'un de la famille qui fait beaucoup de bruit au Chili, el señor tiuque, un caracara... Maintenant quel jour, ça reste à définir :)
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mardi 9 décembre 2008
Aux Vanessa de France et du Chili
Que ma Carolina du Chili et de France se rassure tout de suite, je ne parle pas de filles... même si l'une d'entre-elles est une belle dame ! Mais de papillons, de grands papillons faciles à voir et riches en couleurs, les vanesses.
Vanessa, no estoy hablando aquí de un nombre de mujer, pero de un genero de mariposas con hartas colores y faciles que observar... aunque justamente una de ellas se llama en Europa "belle dame", es decir hermosa dama. La especie tipica del genero en Chile es la muy comun mariposa de la tarde (Vanessa carye), conocida del nivel del mar hasta las alturas, y en todo el pais y hasta Brasil y Venezuela (segun Luis Peña, 1997, las mariposas de Chile). Aqui esta tomando el sol en un sendero del parque de la Campana ; a notar las tipicas manchas redondas azules (con borde negro) en las alas de detras.

Voici donc cette fameuse belle-dame ? Pas si vite, méfiez vous des apparences ! Les trois jolis ocelles bleutés sur chacune des ailes postérieures, ces petits ronds bleus cerclés de noir, permettent de démasquer une espèce américaine, la mariposa de la tarde ou papillon du soir (Vanessa carye), appelé aussi moins poétiquement "papillon roux commun". Commune, cette vanesse l'est sans nul doute ; elle semble omniprésente, alors même qu'il est parfois difficile d'apercevoir d'autres espèces. Luis Peña (Las mariposas de Chile, 1997) la signale du niveau de la mer à plus de 4000 mètres d'altitude, dans tout le Chili et du Venezuela jusqu'au Brésil. La voici se dorant au soleil sur un chemin du parc national de la Campana, habitude de lève-tard qui lui vaudrait son nom vernaculaire (ou nom chilien si vous préférez).
Petit portrait de familles maintenant avec ses deux cousines européennes, la belle-dame ou vanesse du chardon (Vanessa cardui) et le vulcain (Vanessa atalanta). Deux papillons faciles à reconnaître et qui tirent l'oeil quand ils se baladent dans les jardins de France !

En este retrato de familia aparecen dos especies comunes en Europa, la vanesa de los cardos (Vanessa cardui) y la mariposa de la reina (Vanessa atalanta). Esas mariposas tienen la particularidad de poder ser migratorias... hasta que logran a llamar la atencion de los ornitologos haciendo la cuenta de palomas o aves rapaces. Durante la primavera llegan en el norte de Francia y se reproducen, llegando a ser demasiado viejos para volver al sur (ver la foto en los desechos de manzanas). Las que van a viajar de vacaciones, una vez aladas, son las orugas de esta generacion... En el caso de la vulcana (otro nombre de la mariposa de la reina), la oruga come ortiga, tan como la mariposa pavo real (Inachis io), la protea (Araschnia levana) y la bien nombrada ortiguera (Aglais urticae). Tambien la mariposa de la tarde podria de vez en cuando comer ortiga, pero esta mas bien especializada con el malvavisco (Althaea sp.). Hasta luego !
Intéressons nous au vulcain, maintenant le plus commun des deux, ce qui n'a pas toujours été le cas si on en croit les témoignages de spécialistes expérimentés. Enfin, disons plutôt le plus régulier, car il y a des années folles où la belle-dame abonde et où arrivent des flopées de migratrices. Car certains papillons sont des migrateurs, aux premier rang desquels nos deux vanesses, le vulcain étant reconnu comme le champion de France en la matière : il parvient même à distraire les ornithologues au milieu de leurs comptages de pigeons, de milans et de triples buses. Au printemps nous arrivent des papillons du sud, ils se reproduisent chez nous ... et ne sont plus guère en forme pour repartir. La preuve avec ce vieux vulcain décrépi (les ailes sont abîmées) qui se régale à sucer des restes de pressage de pommes.

Mais entre-temps, notre ami..ral (autre nom du vulcain) a fait des petits, ou plutôt des chenilles, qui se goinfrent... Et ce sont donc des papillons tout neufs qui repartent passer l'hiver plus au chaud vers le sud. La chenille sur la photo qui suit semble bien être un futur vulcain, même si elle est en vadrouille loin de sa plante nourricière : notre fameuse ortie, qui abrite d'autres papillons communs comme le paon du jour, la petite tortue et la carte géographique. Peut-être aurai-je l'envie d'en reparler en une autre occasion.

L'ortie serait d'ailleurs aussi une plante-hôte occasionnelle de notre papillon du soir chilien ... qui en ferait, comme d'aucuns, une plante de disette. Car son truc à lui, c'est les plutôt les guimauves (Althaea sp.), d'où son nom scientifique (Vanessa... cariée !;-)). Voici un portrait de la guimauve, jolie malvacée d'origine américaine, et maintenant plutôt bien implantée en France, ici dans la valée de l'Ognon (avec de la guimauve, beurk!).
Bon je vous quitte sur une dernière photo de mariposa de la tarde, à Monte Grande, dans la belle vallée de l'Elqui, au pays de Gabriela Mistral...
Vanessa, no estoy hablando aquí de un nombre de mujer, pero de un genero de mariposas con hartas colores y faciles que observar... aunque justamente una de ellas se llama en Europa "belle dame", es decir hermosa dama. La especie tipica del genero en Chile es la muy comun mariposa de la tarde (Vanessa carye), conocida del nivel del mar hasta las alturas, y en todo el pais y hasta Brasil y Venezuela (segun Luis Peña, 1997, las mariposas de Chile). Aqui esta tomando el sol en un sendero del parque de la Campana ; a notar las tipicas manchas redondas azules (con borde negro) en las alas de detras.

Voici donc cette fameuse belle-dame ? Pas si vite, méfiez vous des apparences ! Les trois jolis ocelles bleutés sur chacune des ailes postérieures, ces petits ronds bleus cerclés de noir, permettent de démasquer une espèce américaine, la mariposa de la tarde ou papillon du soir (Vanessa carye), appelé aussi moins poétiquement "papillon roux commun". Commune, cette vanesse l'est sans nul doute ; elle semble omniprésente, alors même qu'il est parfois difficile d'apercevoir d'autres espèces. Luis Peña (Las mariposas de Chile, 1997) la signale du niveau de la mer à plus de 4000 mètres d'altitude, dans tout le Chili et du Venezuela jusqu'au Brésil. La voici se dorant au soleil sur un chemin du parc national de la Campana, habitude de lève-tard qui lui vaudrait son nom vernaculaire (ou nom chilien si vous préférez).
Petit portrait de familles maintenant avec ses deux cousines européennes, la belle-dame ou vanesse du chardon (Vanessa cardui) et le vulcain (Vanessa atalanta). Deux papillons faciles à reconnaître et qui tirent l'oeil quand ils se baladent dans les jardins de France !

En este retrato de familia aparecen dos especies comunes en Europa, la vanesa de los cardos (Vanessa cardui) y la mariposa de la reina (Vanessa atalanta). Esas mariposas tienen la particularidad de poder ser migratorias... hasta que logran a llamar la atencion de los ornitologos haciendo la cuenta de palomas o aves rapaces. Durante la primavera llegan en el norte de Francia y se reproducen, llegando a ser demasiado viejos para volver al sur (ver la foto en los desechos de manzanas). Las que van a viajar de vacaciones, una vez aladas, son las orugas de esta generacion... En el caso de la vulcana (otro nombre de la mariposa de la reina), la oruga come ortiga, tan como la mariposa pavo real (Inachis io), la protea (Araschnia levana) y la bien nombrada ortiguera (Aglais urticae). Tambien la mariposa de la tarde podria de vez en cuando comer ortiga, pero esta mas bien especializada con el malvavisco (Althaea sp.). Hasta luego !
Intéressons nous au vulcain, maintenant le plus commun des deux, ce qui n'a pas toujours été le cas si on en croit les témoignages de spécialistes expérimentés. Enfin, disons plutôt le plus régulier, car il y a des années folles où la belle-dame abonde et où arrivent des flopées de migratrices. Car certains papillons sont des migrateurs, aux premier rang desquels nos deux vanesses, le vulcain étant reconnu comme le champion de France en la matière : il parvient même à distraire les ornithologues au milieu de leurs comptages de pigeons, de milans et de triples buses. Au printemps nous arrivent des papillons du sud, ils se reproduisent chez nous ... et ne sont plus guère en forme pour repartir. La preuve avec ce vieux vulcain décrépi (les ailes sont abîmées) qui se régale à sucer des restes de pressage de pommes.

Mais entre-temps, notre ami..ral (autre nom du vulcain) a fait des petits, ou plutôt des chenilles, qui se goinfrent... Et ce sont donc des papillons tout neufs qui repartent passer l'hiver plus au chaud vers le sud. La chenille sur la photo qui suit semble bien être un futur vulcain, même si elle est en vadrouille loin de sa plante nourricière : notre fameuse ortie, qui abrite d'autres papillons communs comme le paon du jour, la petite tortue et la carte géographique. Peut-être aurai-je l'envie d'en reparler en une autre occasion.

L'ortie serait d'ailleurs aussi une plante-hôte occasionnelle de notre papillon du soir chilien ... qui en ferait, comme d'aucuns, une plante de disette. Car son truc à lui, c'est les plutôt les guimauves (Althaea sp.), d'où son nom scientifique (Vanessa... cariée !;-)). Voici un portrait de la guimauve, jolie malvacée d'origine américaine, et maintenant plutôt bien implantée en France, ici dans la valée de l'Ognon (avec de la guimauve, beurk!).
Bon je vous quitte sur une dernière photo de mariposa de la tarde, à Monte Grande, dans la belle vallée de l'Elqui, au pays de Gabriela Mistral...
dimanche 31 août 2008
Pyrale rose aux yeux d'or
Michel avait vu juste, c'est bien Oncocera semirubella qui se cachait derrière ce brin de molinie. Cette petite pyrale qui ne paye pas de mine au premier regard a certes un grand nez, mais porte une robe magnifique et a de jolis yeux dorés en tête d'épingle. C'est le blog à dupdup qui m'a donné envie de présenter ces photos, volées lors d'un comptage des spiranthes d'été (la petite orchidée ci-dessous) sur une pelouses marneuse de Doucier en 2007 .Los presento una mariposa chiquitita de la familia Pyralidae : Oncocera semirubella, que hace poco apareció a la luz de un otro blog. A pesar de su aparente discreción (y de su tremenda nariz ! :-), esta bien bonita con su vestido rosado y sus ojos dorados y redondos. Tenia algunas fotos robadas un día de cuenta de orquídeas (Spiranthes aestivalis, foto abajo) en el año 2007.
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jeudi 28 août 2008
Nom de code 6 1 2 L
Bravo à ceux qui avaient repéré la curieuse bestiole qui avait réveillé le blog en avril sur ma "photo-mystère". Et pour ma Carito qui n'y a vu que du sable, ce qui selon certain marchand est bon pour s'endormir, voici la réponse en images. Et quel luxe, dans le sens souhaité !
Hola, en el mes de abril, ya hablé un poco de un insecto muy curioso y algo espectacular, la cicindela. Con flojera, no hice la traducción en español... Pero ahora tengo una nueva posibilidad de hacerlo. Los presento una secuencia donde seguimos este predador de las arenas, ya escondido bajo la sombra de las escasas gramineas del lugar. En realidad al bicho le gusta los lugares bien abiertos, donde puede ver con sus ojos potentes a sus víctimas, y puede contar con unas estupendas aceleraciones al volar o al caminar. Aquí la presa es una tijereta, quien a pesar de sus pinzas, no da mas con las mandíbulas de nuestra cicindela.
Cette cicindèle, rencontrée dans les milieux sableux de Quitteur, si originaux pour la région, appartient possiblement à deux espèces proches : Cicindela hybrida ou Cicindela sylvicola. Il existe une espèce plus commune en Franche-Comté, d'un beau vert, la cicindèle champêtre (Cicindela campestre), dont voici une photo prise sur une pelouse de Belfort. L'espèce abonde également par exemple sur les zones de tourbe nue minéralisée, comme c'est le cas à Frambouhans dans le Haut-Doubs. A bientôt !

Por comparación con la especie viviendo en las arenas de Quitteur, quien puede ser Cicindela hybrida o C. sylvicola, la cicindela campestre (Cicindela campestris) es mas comun y se puede encontrar en varios lugares. Su abundancia es notable en algunas turberas con problemas de mineralización, tan como en Frambouhans (Doubs). Hasta luego con un articulo hablando de un ave chileno !
Hola, en el mes de abril, ya hablé un poco de un insecto muy curioso y algo espectacular, la cicindela. Con flojera, no hice la traducción en español... Pero ahora tengo una nueva posibilidad de hacerlo. Los presento una secuencia donde seguimos este predador de las arenas, ya escondido bajo la sombra de las escasas gramineas del lugar. En realidad al bicho le gusta los lugares bien abiertos, donde puede ver con sus ojos potentes a sus víctimas, y puede contar con unas estupendas aceleraciones al volar o al caminar. Aquí la presa es una tijereta, quien a pesar de sus pinzas, no da mas con las mandíbulas de nuestra cicindela.Cette cicindèle, rencontrée dans les milieux sableux de Quitteur, si originaux pour la région, appartient possiblement à deux espèces proches : Cicindela hybrida ou Cicindela sylvicola. Il existe une espèce plus commune en Franche-Comté, d'un beau vert, la cicindèle champêtre (Cicindela campestre), dont voici une photo prise sur une pelouse de Belfort. L'espèce abonde également par exemple sur les zones de tourbe nue minéralisée, comme c'est le cas à Frambouhans dans le Haut-Doubs. A bientôt !

Por comparación con la especie viviendo en las arenas de Quitteur, quien puede ser Cicindela hybrida o C. sylvicola, la cicindela campestre (Cicindela campestris) es mas comun y se puede encontrar en varios lugares. Su abundancia es notable en algunas turberas con problemas de mineralización, tan como en Frambouhans (Doubs). Hasta luego con un articulo hablando de un ave chileno !
vendredi 15 août 2008
Le petit monde de l'ortie (1 bis)
El mundo chico de doña ortiga, primer episodio
Voici donc vue sous un angle plus parlant, la petite punaise qui se dissimule dans les massifs d'orties, qui lui offrent gracieusement gite et couvert. Elle s'appelle Liocoris tripustulatus, est petite et remuante, et semble vivre souvent en famille très nombreuse ! Celle-ci a été photographiée lors d'une sortie matinale pour acheter le pain, à deux pas de l'appartement de la rue Magnin ! (et oui, il m'arrive d'aller acheter le pain avec mon appareil photo !!).
Los presento el pequeño chinche de la ortiga, Liocoris tripustulatus, no tan facil que fotografiar porque es muy agitada. Pero la ortiga (Urtica dioica) es muy comun y conocida, y una amiga especialista de los chinches me dice que el bicho casi siempre aprovecha la ocasion de instalarse con toda su numerosa familia cuando esta presente la planta que le ofrece el comer y el dormir... Asi, por ejemplo, esa toma es de un lugar ciudadano entre la casa y la panaderia !

Et comment reconnaître cet animal, entre tant de punaises en ce bas-monde ? déjà, elle est dans les orties. Pas de problèmes je pense pour la plante-hôte, encore qu'hier on a croisé au dessus du pont du diable (près de la source du Lison) deux dames discutant au pied d'une ortie, l'une d'elle froissant la feuille pour s'assurer qu'il s'agissait bien d'une menthe sauvage... Donc, un indice, la plante pique quand on met le nez dedans pour chercher les punaises..
Ensuite, elle est petite (je dirais 6-8 mm...) et j'y vois deux dessins bien repérables sur son dos : un coeur jaune et un genre de tête de renard de dessin animé...
Como reconocer este chinchecito entre tantas especies de chinches ? ya, primero no olvidarse que es un bicho que vive siempre en las ortigas (cuidado con los pelos urticantes de la planta a meter la nariz para buscar los insectos !). Y por lo demas, el tamaño modesto (como 6-8 milimetros me imagino) y los dibujitos de corazon amarillo y de cara de zorro de dibujo animado ayudan tambien. Comparen con la foto de mas abajo : un chinche de montaña mas grande, y con el zorro de ojos mas abiertos y de ñusa larga ; se trata de Grypocoris sexguttatus. Hasta luego !
Attention toutefois, d'autres peuvent évoquer cela, comme cette Grypocoris sexguttatus, une punaise montagnarde beaucoup plus grande, et au renard à grandes mirettes et à long pif ! A bientôt !
Voici donc vue sous un angle plus parlant, la petite punaise qui se dissimule dans les massifs d'orties, qui lui offrent gracieusement gite et couvert. Elle s'appelle Liocoris tripustulatus, est petite et remuante, et semble vivre souvent en famille très nombreuse ! Celle-ci a été photographiée lors d'une sortie matinale pour acheter le pain, à deux pas de l'appartement de la rue Magnin ! (et oui, il m'arrive d'aller acheter le pain avec mon appareil photo !!).
Los presento el pequeño chinche de la ortiga, Liocoris tripustulatus, no tan facil que fotografiar porque es muy agitada. Pero la ortiga (Urtica dioica) es muy comun y conocida, y una amiga especialista de los chinches me dice que el bicho casi siempre aprovecha la ocasion de instalarse con toda su numerosa familia cuando esta presente la planta que le ofrece el comer y el dormir... Asi, por ejemplo, esa toma es de un lugar ciudadano entre la casa y la panaderia !

Et comment reconnaître cet animal, entre tant de punaises en ce bas-monde ? déjà, elle est dans les orties. Pas de problèmes je pense pour la plante-hôte, encore qu'hier on a croisé au dessus du pont du diable (près de la source du Lison) deux dames discutant au pied d'une ortie, l'une d'elle froissant la feuille pour s'assurer qu'il s'agissait bien d'une menthe sauvage... Donc, un indice, la plante pique quand on met le nez dedans pour chercher les punaises..
Ensuite, elle est petite (je dirais 6-8 mm...) et j'y vois deux dessins bien repérables sur son dos : un coeur jaune et un genre de tête de renard de dessin animé...
Como reconocer este chinchecito entre tantas especies de chinches ? ya, primero no olvidarse que es un bicho que vive siempre en las ortigas (cuidado con los pelos urticantes de la planta a meter la nariz para buscar los insectos !). Y por lo demas, el tamaño modesto (como 6-8 milimetros me imagino) y los dibujitos de corazon amarillo y de cara de zorro de dibujo animado ayudan tambien. Comparen con la foto de mas abajo : un chinche de montaña mas grande, y con el zorro de ojos mas abiertos y de ñusa larga ; se trata de Grypocoris sexguttatus. Hasta luego !Attention toutefois, d'autres peuvent évoquer cela, comme cette Grypocoris sexguttatus, une punaise montagnarde beaucoup plus grande, et au renard à grandes mirettes et à long pif ! A bientôt !
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mardi 17 juin 2008
La coccinelle du vendredi 13
Coïncidence étonnante... Je vais vous présenter aujourd'hui des photos prises au même endroit, qui d'ailleurs ne paye pas de mine, à un an d'intervalle jour pour jour, soit les 13 juin 2007 et 13 juin 2008.

Besançon, rue Weiss, un tout petit coin de friche et d'herbes folles surplombe le chemin de fer. Sur le pourtour, un garage, un dépôt de marbrier, la zone... Une bryone dioïque (Bryonia dioica), je devrais dire un pour cette belle fleur pleine d'étamines, accroche fermement ses doigts végétaux à la barrière pour ne pas tomber sur la voie.
Une curieuse coccinelle couleur de brique, même sur le pronotum (la partie qui recouvre le thorax), la tête, les pattes et le ventre a élu domicile en famille sur la bryone. Celle-ci n'est pas une chasseresse de pucerons, mais une végétarienne qui dédaigne tout ce qui n'est pas bryone... Elle répond au nom impressionnant d'Henosepilachna argus.

Un an plus tard, alors que le mois de juin est triste à pleurer (le ciel ne s'en privant pas), nous allons poster des cartes pour le Chili à la poste rue Métin. Le manque de stationnement nous amène vers le petit coin de friche de la voie ferrée ; j'ai du mal à retrouver la bryone, qui fait triste mine. Je cherche les coccinelles et ... elles ont du retard à l'argus ! Ce sont bien elles, mais avant le grand saut de la métamorphose !

Alors GRAND JEU CONCOURS, un pot de confiture de fraises au premier qui découvre l'animal sur une autre station franc-comtoise :). Surveillez les bryones !

Besançon, rue Weiss, un tout petit coin de friche et d'herbes folles surplombe le chemin de fer. Sur le pourtour, un garage, un dépôt de marbrier, la zone... Une bryone dioïque (Bryonia dioica), je devrais dire un pour cette belle fleur pleine d'étamines, accroche fermement ses doigts végétaux à la barrière pour ne pas tomber sur la voie.
Une curieuse coccinelle couleur de brique, même sur le pronotum (la partie qui recouvre le thorax), la tête, les pattes et le ventre a élu domicile en famille sur la bryone. Celle-ci n'est pas une chasseresse de pucerons, mais une végétarienne qui dédaigne tout ce qui n'est pas bryone... Elle répond au nom impressionnant d'Henosepilachna argus.
Un an plus tard, alors que le mois de juin est triste à pleurer (le ciel ne s'en privant pas), nous allons poster des cartes pour le Chili à la poste rue Métin. Le manque de stationnement nous amène vers le petit coin de friche de la voie ferrée ; j'ai du mal à retrouver la bryone, qui fait triste mine. Je cherche les coccinelles et ... elles ont du retard à l'argus ! Ce sont bien elles, mais avant le grand saut de la métamorphose !

Alors GRAND JEU CONCOURS, un pot de confiture de fraises au premier qui découvre l'animal sur une autre station franc-comtoise :). Surveillez les bryones !
jeudi 12 juin 2008
à même le tuf
Le tuf, c'est une roche légère issue de la précipitation des carbonates dissous dans l'eau ; on la retrouve typiquement dans le cirque de Consolation, ou encore dans la reculée d'Arbois... Ou ici, sur le territoire de Villard-sur-Bienne, non loin de la tentaculaire commune de Saint-Claude.

Sur le tuf, où suinte abondamment une eau vive en période pluvieuse (c'est dire si elle suintait), deux petites merveilles à découvrir...

La première est une de ces fameuses plantes carnivores qui hantent la région, cette fois en contexte pas du tout tourbeux... C'est la grassette (Pinguicula vulgaris), qui possède une rosette de feuilles armées de petits poils collants et qui se pare ici d'une jolie hampe florale.

L'autre, c'est l'exuvie d'une libellule très originale dans le choix de ses habitats, le cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata). Enfin, je ne suis plus tout à fait sûr de moi, parce que les fourreaux alaires divergents de celle-ci semblent plaider pour le cousin moins prestigieux Cordulegaster boltonii... En tout cas, le cordulégastre bidenté est bien présent sur le site et très peu d'espèces sont susceptibles d'émerger sur cascades tufeuses !


Sur le tuf, où suinte abondamment une eau vive en période pluvieuse (c'est dire si elle suintait), deux petites merveilles à découvrir...

La première est une de ces fameuses plantes carnivores qui hantent la région, cette fois en contexte pas du tout tourbeux... C'est la grassette (Pinguicula vulgaris), qui possède une rosette de feuilles armées de petits poils collants et qui se pare ici d'une jolie hampe florale.

L'autre, c'est l'exuvie d'une libellule très originale dans le choix de ses habitats, le cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata). Enfin, je ne suis plus tout à fait sûr de moi, parce que les fourreaux alaires divergents de celle-ci semblent plaider pour le cousin moins prestigieux Cordulegaster boltonii... En tout cas, le cordulégastre bidenté est bien présent sur le site et très peu d'espèces sont susceptibles d'émerger sur cascades tufeuses !

Libellés :
foin et petites fleurs,
France,
géol',
petites bestioles
dimanche 18 mai 2008
les libellules sortent de l'eau !
Voici la "zone des gouilles", au coeur de la tourbière de la Grande Pile, à une dizaine de minutes d'Esboz-Brest. Sur ce site très forestier, envahi de bouleaux, les rares secteurs encore ouverts correspondent à d'anciennes fosses d'extraction de tourbe, dans lesquels auraient trimé des prisonniers allemands pendant la guerre de 14 et des prisonniers français pendant la guerre de 39... Mais revenons à notre petite histoire, à la mi-mai de 2008

Après un mois d'avril frisquet et mouillé, les premières chaleurs réveillent les libellules. Les larves quittent le milieu aquatique, grimpent sur les tiges de linaigrette, et quittent leur imperméable... Et voilà que sort la leucorrhine douteuse (Leucorrhinia dubia), encore bien pâlotte avant la dangeureuse séquence de bronzette de ses premiers instants de vie aérienne.

La même, ou une de ses nombreuses copines, quelques minutes plus tard. Elle vole déjà, encore malhabilement il est vrai ; ses couleurs définitives, avec ses taches rouges, apparaitront plus tard et ses ailes sont encore luisantes de jeunesse

Un peu plus loin , sa cousine à gros thorax (Leucorrhinia pectoralis) a décidé aussi de sortir de l'eau et de faire son strip tease ... C'est une libellule protégée, un des principaux attraits naturalistes de la tourbière.

Plus loin, la zone topographiquement la plus basse de la tourbière est encore bien en eau, et accueille même encore canards, foulques et grèbes castagneux... Elle regorge de perchoirs qui font la joie des leucorrhines à gros thorax à l'affut de leurs proies...

Voilà la belle en vraies couleurs !

Et voici les exuvies, imperméables abandonnés par les filles de l'air. On peut les ramasser et les déterminer tranquillement à la maison, grâce à la clé photographique de Guillaume... Les exuvies de leucorrhine à gros thorax sont plus grandes, et portent des épines dorsales (du plus bel effet), que l'on devine à la pointe du trait rouge. Celle de gauche est l'une de la soixantaine d'exuvies de leucorrhines douteuses observées lors de cette belle journée !


à plus, le jardin nous appelle !
Luc

Après un mois d'avril frisquet et mouillé, les premières chaleurs réveillent les libellules. Les larves quittent le milieu aquatique, grimpent sur les tiges de linaigrette, et quittent leur imperméable... Et voilà que sort la leucorrhine douteuse (Leucorrhinia dubia), encore bien pâlotte avant la dangeureuse séquence de bronzette de ses premiers instants de vie aérienne.

La même, ou une de ses nombreuses copines, quelques minutes plus tard. Elle vole déjà, encore malhabilement il est vrai ; ses couleurs définitives, avec ses taches rouges, apparaitront plus tard et ses ailes sont encore luisantes de jeunesse

Un peu plus loin , sa cousine à gros thorax (Leucorrhinia pectoralis) a décidé aussi de sortir de l'eau et de faire son strip tease ... C'est une libellule protégée, un des principaux attraits naturalistes de la tourbière.

Plus loin, la zone topographiquement la plus basse de la tourbière est encore bien en eau, et accueille même encore canards, foulques et grèbes castagneux... Elle regorge de perchoirs qui font la joie des leucorrhines à gros thorax à l'affut de leurs proies...

Voilà la belle en vraies couleurs !

Et voici les exuvies, imperméables abandonnés par les filles de l'air. On peut les ramasser et les déterminer tranquillement à la maison, grâce à la clé photographique de Guillaume... Les exuvies de leucorrhine à gros thorax sont plus grandes, et portent des épines dorsales (du plus bel effet), que l'on devine à la pointe du trait rouge. Celle de gauche est l'une de la soixantaine d'exuvies de leucorrhines douteuses observées lors de cette belle journée !


à plus, le jardin nous appelle !
Luc
mercredi 2 avril 2008
prédateur des sables
Cette photo est bien prise en France, petite soeur, et même en son fin fond ... la Haute-Saône bien sûr, et le premier avril ... Ce n'est pas un poisson : la bête ne se traine pas sur les dunes marines, mais virevolte avec une rapidité démente sur un petite terrasse alluviale du pays graylois...

Cette curieuse créature semble porter par devant elle un appendice "éléphantesque" hésitant entre la trompe et les défenses ; pourtant, les mandibules de la cicindèle sont autrement terribles que les pinces du malheureux perce-oreille qui a croisé son chemin.

Cette curieuse créature semble porter par devant elle un appendice "éléphantesque" hésitant entre la trompe et les défenses ; pourtant, les mandibules de la cicindèle sont autrement terribles que les pinces du malheureux perce-oreille qui a croisé son chemin.
dimanche 18 novembre 2007
Salagon, jardin d'insectes
Retour en France, mais quelques centaines de kilomètres au sud et quelques trois mois plus tôt, quelques quarante degrés au dessus des températures de ce week-end de glace. Nous sommes à la mi-aout dans les Alpes de Haute-Provence, près de la bonne ville de Mane, à quelques encablures pour un marcheur de Forcalquier. Le bâtiment ci-dessous, c'est le prieuré de Salagon, ancien sanctuaire, ancien monastère, puis ancienne ferme rattrapée par l'histoire et transformée en "ethnopôle" ouvert au public, avec ses expositions sur la vie et les savoir-faire de Provence, sa bibliothèque et sa librairie spécialisées, et ses jardins à thème (médiéval, des cinq continents, des senteurs...) d'une grande richesse. Pierre Lieutaghi, l'auteur de "la Plante compagne" ou encore du "Livre des bonnes herbes" est un peu l'âme des lieux, bien qu'il ne soit évidemment pas tout seul à avoir œuvré à façonner ce site étonnant, que j'ai découvert lorsque j'allais régulièrement participer à des séminaires d'ethnobotanique dans le sud. Mais ce qui a m'a le plus captivé lorsque j'y suis retourné cet été avec les parents, ce sont les insectes ..

Hola, estamos ahora en Francia, pero al sur de Francia, donde el clima esta mas caluroso y seco, de tipo mediterráneo. Fuimos con mis padres en la mitad de agosto en este lugar mágico del "prieuré de Salagon", en la provincia de los Alpes de alta Provencia, en los alrededores de la ciudad de Forcalquier. Esos edificios fueron sucesivamente un santuario, una casa de monjas, una granja y ahora un museo etnológico, donde se presentan exposiciones sobre la vida y las artesanías en la región, con una libraría y una biblioteca especializadas, y sobre todo con jardines hermosos : el jardín medieval, el jardín de los perfumes, el jardín de los cinco continentes... Aquí se siente la influencia de un gran "sabio" aficionado de los asuntos de relaciones entre los hombres y las plantas (etnobotánica), Pierre Lieutaghi, quien escribo "el libro de las hierbas buenas" y "la planta compaña". Pero por ahora, quiero hablar de los numerosos insectos que pude admirar adentro de los jardines ; miran abajo la mosaica de fotos, donde se nota una planta aromática muy querida de la gente de seis patas !
En voici une petite mosaïque, dans laquelle on remarquera la récurrence d'une plante aromatique dont j'ai oublié le nom (je suis preneur !) et qui semble particulièrement attrayante pour la gent à six pattes !
De haut en bas , de arriba a abajo :
- la grosse mouche, de la famille des sirphes, c'est Volucella zonaria (la mosca grande) ;
- ce gros bourdon bleu au vol, c'est un xylocope, comme ceux qui hantent les jardins de Villars (genre Xylocopa, mais je ne suis pas sûr de l'espèce, ce n'est pas si facile apparemment) (el tremendo abejorro azul, cual también esta a menudo volando en el jardín de mi hermana Pascale en mi región) ;
- l'autre hyménoptère, à face jaune, est du genre Anthidium - j'en reparlerai plus bas - (el otro himenóptero de cara amarilla) ,
- la libellule postée sur les tiges creuses est un sympétrum à côté strié (Sympetrum striolatum), que l'on distingue parmi ses semblables par ses pattes rayées de jaune et les bandes jaunâtres de chaque côté de son thorax (la libélula roja puesta en los trozos de bambú - miran sus patas negras manchadas de amarillo y los lados del tórax por parte amarillos -) ;
- le petit papillon sur la plante rose sud-africaine, c'est Cacyreus marshalli, le brun des pélargoniums, originaire de ... l'Afrique du Sud, et qui colonise la France après y avoir été introduit avec les "géraniums" en pot (la maripósita en la planta de África del sur, cuya origen es el mismo país, y esta colonizando Francia después su introducción con los geranios de jardín, plantas de adorno) ;
- la punaise aux antennes de zèbre est Dolycoris baccarum (el chinche de antenas de cebra) ;
- enfin, le deuxième petit papillon rayé sur sa salicaire est Leptotes pirithous , l'azuré de la luzerne, qui comme son nom l'indique, pond sur les mélilots, les ajoncs, le romarin, les bruyères, la luzerne (rarement ;-) et ... la salicaire (y por fin, la maripósita rayada puesta en la salicaria, cual es una de las plantas que se comen las orugas suyas) .

Voici madame azurée de la luzerne, avec sa petite queue et ses ocelles bleutées à l'aile postérieure, consciencieusement occupée à pondre sur les salicaires du jardin ethnobotanique de Salagon !
Aqui esta la señora "gris estriada", de cola chica y manchitas azules en las alas de adelante, bien ocupada a poner huevitos !

Et pour finir, revoilà côte à côte nos deux impressionnants lascars, Xylocopa et Anthidium, ce dernier consciencieusement occupé également (le mâle est beaucoup plus gros que la femelle chez cette espèce !)...
Y terminamos otra vez con nuestros tremendos himenópteros, Xylocopa y Anthidium, juntos. Muy juntos por lo de la pareja de Anthidium, cuyo macho es mucho mas grande que la hembra. Hasta luego !
A bientôt !

Hola, estamos ahora en Francia, pero al sur de Francia, donde el clima esta mas caluroso y seco, de tipo mediterráneo. Fuimos con mis padres en la mitad de agosto en este lugar mágico del "prieuré de Salagon", en la provincia de los Alpes de alta Provencia, en los alrededores de la ciudad de Forcalquier. Esos edificios fueron sucesivamente un santuario, una casa de monjas, una granja y ahora un museo etnológico, donde se presentan exposiciones sobre la vida y las artesanías en la región, con una libraría y una biblioteca especializadas, y sobre todo con jardines hermosos : el jardín medieval, el jardín de los perfumes, el jardín de los cinco continentes... Aquí se siente la influencia de un gran "sabio" aficionado de los asuntos de relaciones entre los hombres y las plantas (etnobotánica), Pierre Lieutaghi, quien escribo "el libro de las hierbas buenas" y "la planta compaña". Pero por ahora, quiero hablar de los numerosos insectos que pude admirar adentro de los jardines ; miran abajo la mosaica de fotos, donde se nota una planta aromática muy querida de la gente de seis patas !
En voici une petite mosaïque, dans laquelle on remarquera la récurrence d'une plante aromatique dont j'ai oublié le nom (je suis preneur !) et qui semble particulièrement attrayante pour la gent à six pattes !
De haut en bas , de arriba a abajo :- la grosse mouche, de la famille des sirphes, c'est Volucella zonaria (la mosca grande) ;
- ce gros bourdon bleu au vol, c'est un xylocope, comme ceux qui hantent les jardins de Villars (genre Xylocopa, mais je ne suis pas sûr de l'espèce, ce n'est pas si facile apparemment) (el tremendo abejorro azul, cual también esta a menudo volando en el jardín de mi hermana Pascale en mi región) ;
- l'autre hyménoptère, à face jaune, est du genre Anthidium - j'en reparlerai plus bas - (el otro himenóptero de cara amarilla) ,
- la libellule postée sur les tiges creuses est un sympétrum à côté strié (Sympetrum striolatum), que l'on distingue parmi ses semblables par ses pattes rayées de jaune et les bandes jaunâtres de chaque côté de son thorax (la libélula roja puesta en los trozos de bambú - miran sus patas negras manchadas de amarillo y los lados del tórax por parte amarillos -) ;
- le petit papillon sur la plante rose sud-africaine, c'est Cacyreus marshalli, le brun des pélargoniums, originaire de ... l'Afrique du Sud, et qui colonise la France après y avoir été introduit avec les "géraniums" en pot (la maripósita en la planta de África del sur, cuya origen es el mismo país, y esta colonizando Francia después su introducción con los geranios de jardín, plantas de adorno) ;
- la punaise aux antennes de zèbre est Dolycoris baccarum (el chinche de antenas de cebra) ;
- enfin, le deuxième petit papillon rayé sur sa salicaire est Leptotes pirithous , l'azuré de la luzerne, qui comme son nom l'indique, pond sur les mélilots, les ajoncs, le romarin, les bruyères, la luzerne (rarement ;-) et ... la salicaire (y por fin, la maripósita rayada puesta en la salicaria, cual es una de las plantas que se comen las orugas suyas) .

Voici madame azurée de la luzerne, avec sa petite queue et ses ocelles bleutées à l'aile postérieure, consciencieusement occupée à pondre sur les salicaires du jardin ethnobotanique de Salagon !
Aqui esta la señora "gris estriada", de cola chica y manchitas azules en las alas de adelante, bien ocupada a poner huevitos !

Et pour finir, revoilà côte à côte nos deux impressionnants lascars, Xylocopa et Anthidium, ce dernier consciencieusement occupé également (le mâle est beaucoup plus gros que la femelle chez cette espèce !)...
Y terminamos otra vez con nuestros tremendos himenópteros, Xylocopa y Anthidium, juntos. Muy juntos por lo de la pareja de Anthidium, cuyo macho es mucho mas grande que la hembra. Hasta luego !
A bientôt !
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