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samedi 7 février 2009

la faune d'une petite chapelle de la Quebrada de Paihuano...

Le fleuve Elqui rejoint le grand Pacifique à La Serena. Nous laissons un peu la ville côtière pour remonter l'Elqui, passer au delà d'un grand lac de retenue (l'embalse Puclaro), de la petite ville de Vicuña, riche de souvenirs, et descendre du bus à Paihuano, sympatique petite ville, qui précède le Monte Grande de Gabriela Mistral et le Pisco Elqui des mystiques et des étudiants en vacances. A Paihuano commence la marche à pied, filet ou appareil photo en main, et nous suivons une petite route qui monte vers la montagne, bordée d'une bande étroite de cultures irriguées (vignes surtout) dont la verdure éclatante contraste avec le paysage rocailleux et aride dominant.

Le soleil tape très dur ici en montagne, bien plus fort que dans La brumeuse Serena ; j'ai la tête qui bout sous ma casquette, et je couve une insolation qui me laissera chancelant pendant plusieurs jours à mon retour en ville. Javier Villablanca, le jeune ami entomologiste qui me guide sur ses terrains de collecte, ne semble guère plus frais à notre arrivée à la petite chapelle du petit village de la Quebrada de Paihuano.

Voici la chapelle, vue de la petite placette de village avec bancs et jardins de fleurs qui a été aménagée juste devant. Il y a là aussi un robinet d'eau potable, précieuse, qui coule au goutte à goutte et qu'il est impossible de fermer. Il y a un petit commerce pas très loin, mais il est fermé, il faudra trouver la maison de la tenancière pour le faire ouvrir et trouver de quoi manger un peu.


Sous le robinet qui goutte s'est formée une petite flaque d'eau où viennent se désaltérer quantité d'insectes, et en particulier de jolies guêpes noires, rayées de blanc et à pattes, antennes et base des ailes rouges. Viennent-elles chercher à boire ou chercher de la boue ? Ce sont probablement des guêpes du genre Hypodynerus, qui sont des espèces maçonnes selon ce petit site Internet qui présente une photo du nid.


Justement, sur les murs latéraux de la petite chapelle, il y a des constructions en terre, façonnées par d'autres hyménoptères. Les bestioles, que nous n'avons qu'aperçues, sont moins hautes en couleurs et n'ont pas la taille fine des guêpes ; la construction, en revanche, bien que moins soignée, est plus monumentale...


Et à l'intérieur, les loges sont pleines de larves vertes à allure de chenilles. Sans doute de vraies chenilles d'ailleurs (?), proies des maçonnes et futurs casse-croûtes de leurs larves..


Mais dézoomons un peu sur le mur de la chapelle... Encore des loges d'abeilles maçonnes, mais aussi quelqu'un d'autre qui nous regarde un peu méfiant ; mais comme ça piaille dans le nid sous le toit, faut bien continuer de ravitailler !


Ce joli petit faucon avec une joue à larges fossettes, dont une tache ronde qui évoque vaguement celle du moineau friquet, est parfois appelé dans les bouquins ... faucon des moineaux. Mais en fait de moineaux, ce sont de grosses cigales bien grasses que le "cernicalo" capture pour sa progéniture. Ces cigales chantent curieusement en un vol très rapide, et nous n'avons pas eu le coup de filet assez adroit pour pouvoir la regarder d'un peu plus près !


Le faucon des moineaux (Falco sparverius) est aussi appelé crécerelle américaine, et c'est sûr que les deux ont des airs de famille. Même si notre crécerelle européenne, ici photographiée à Villers-le-Lac, a la tête moins machurée et remplace volontiers, comme l'a découvert Michel près de Fraisans, les cigales par les courtilières !

Voilà, il est temps de redescendre vers Paihuano pour pouvoir trouver un bus ou un colectivo et être ce soir à La Serena. On pourra même faire un petit bout de chemin avec des gamins à l'arrière d'un pick-up...


Une dernière image de la petite chapelle aux trésors de la Quebrada de Paihuano !


Et puisque j'ai parlé de faucons, il me faudra bien vous présenter un jour de la semaine quelqu'un de la famille qui fait beaucoup de bruit au Chili, el señor tiuque, un caracara... Maintenant quel jour, ça reste à définir :)


jeudi 15 janvier 2009

Sujet épineux n'est pas tabou

Il y eut une fois, il y a de cela bien bien des mois, une sérénade chantant les tunas, puis un conte aux louanges du rouge quintral, curieux parasite que l'on voit seul en fleurs pendant l'été chilien sur les grands copaos, qui font alors l'offrande de leurs fruits juteux et acidulés...

Mais vous m'oterez une épine du pied en acceptant d'entendre parler encore un peu cactus, ce qui n'a rien d'anormal quand on évoque un lieu magique où les haies ne sont pas de thuyas...

Cette fois, avec la complicité de Jean-Yves, qui m'a permis de lui donner un nom plus conventionnel, je vous parlerai du "chupapoto" alias "gatito" alias Cumulopuntia sphaerica.

En voilà un petit morceau, que j'ai photographié après l'avoir précautionneusement retiré de ma cheville...


Il me faut bien sûr préciser le sens des appellations locales, qui ne manquent pas de piquant (facile, oui). Ma belle-mère Anita, qui ne s'en fait pas de coussins [je crois me rappeler que coussin de belle mère est le surnom perfide donné à un cactus !], m'a raconté une anecdote amusante à ce sujet. En visite à la campagne, on l'a mise en garde de faire attention aux nombreux "gatitos" ; en chilien, gatito veut aussi dire petit chat, ce qui a laissé perplexe belle-maman avant de comprendre (peut-être à ses dépends !) qu'il ne s'agissait pas de petits félins attendrissants...

Comme on le devine sur la photo suivante, les différents éléments du cactus (comment dire du point de vue botanique ? je sèche) sont très faiblement soudés entre eux et voyagent volontiers au passage des humains et des animaux. Une stratégie de dispersion par bouturage ?? Plus douloureux en tout cas que le colportage des graines de bident, de bardane, d'aigremoine ou de gaillet grat
teron !

Quant au terme chupapoto, et non chupupato Jean-Yves (ce qui voudrait approximativement dire lèche-canard), il a la même signification qu'un terme familier français désignant avec mépris les individus prompts à flatter leur supérieurs hiérarchiques (et ne se limitant pas à lécher leurs bottes) ! Tout ça pour rappeler qu'il vaut mieux regarder où l'on s'assied au Chili !

L'avantage d'être au Chili au printemps (octobre-novembre disons), c'est de pouvoir voir de nombreux cactus (entre autres) en fleurs. Voici donc pour finir celle de notre chaton prompt à se frotter dans les pattes (et qui s'y frotte...).

mardi 9 décembre 2008

Aux Vanessa de France et du Chili

Que ma Carolina du Chili et de France se rassure tout de suite, je ne parle pas de filles... même si l'une d'entre-elles est une belle dame ! Mais de papillons, de grands papillons faciles à voir et riches en couleurs, les vanesses.

Vanessa, no estoy hablando aquí de un nombre de mujer, pero de un genero de mariposas con hartas colores y faciles que observar... aunque justamente una de ellas se llama en Europa "belle dame", es decir hermosa dama. La especie tipica del genero en Chile es la muy comun mariposa de la tarde (Vanessa carye), conocida del nivel del mar hasta las alturas, y en todo el pais y hasta Brasil y Venezuela (segun Luis Peña, 1997, las mariposas de Chile). Aqui esta tomando el sol en un sendero del parque de la Campana ; a notar las tipicas manchas redondas azules (con borde negro) en las alas de detras.


Voici donc cette fameuse belle-dame ? Pas si vite, méfiez vous des apparences ! Les trois jolis ocelles bleutés sur chacune des ailes postérieures, ces petits ronds bleus cerclés de noir, permettent de démasquer une espèce américaine, la mariposa de la tarde ou papillon du soir (Vanessa carye), appelé aussi moins poétiquement "papillon roux commun". Commune, cette vanesse l'est sans nul doute ; elle semble omniprésente, alors même qu'il est parfois difficile d'apercevoir d'autres espèces. Luis Peña (Las mariposas de Chile, 1997) la signale du niveau de la mer à plus de 4000 mètres d'altitude, dans tout le Chili et du Venezuela jusqu'au Brésil. La voici se dorant au soleil sur un chemin du parc national de la Campana, habitude de lève-tard qui lui vaudrait son nom vernaculaire (ou nom chilien si vous pré
férez).

Petit portrait de familles maintenant avec ses deux cousines européennes, la belle-dame ou vanesse du chardon (Vanessa cardui) et le vulcain (Vanessa atalanta). Deux papillons faciles à reconnaître et qui tirent l'oeil quand ils se baladent dans les jardins de France !


En este retrato de familia aparecen dos especies comunes en Europa, la vanesa de los cardos (Vanessa cardui) y la mariposa de la reina (Vanessa atalanta). Esas mariposas tienen la particularidad de poder ser migratorias... hasta que logran a llamar la atencion de los ornitologos haciendo la cuenta de palomas o aves rapaces. Durante la primavera llegan en el norte de Francia y se reproducen, llegando a ser demasiado viejos para volver al sur (ver la foto en los desechos de manzanas). Las que van a viajar de vacaciones, una vez aladas, son las orugas de esta generacion... En el caso de la vulcana (otro nombre de la mariposa de la reina), la oruga come ortiga, tan como la mariposa pavo real (Inachis io), la protea (Araschnia levana) y la bien nombrada ortiguera (Aglais urticae). Tambien la mariposa de la tarde podria de vez en cuando comer ortiga, pero esta mas bien especializada con el malvavisco (Althaea sp.). Hasta luego !

Intéressons nous au vulcain, maintenant le plus commun des deux, ce qui n'a pas toujours été le cas si on en croit les témoignages de spécialistes expérimentés. Enfin, disons plutôt le plus régulier, car il y a des années folles où la belle-dame abonde et où arrivent des flopées de migratrices. Car certains papillons sont des migrateurs, aux premier rang desquels nos deux vanesses, le vulcain étant reconnu comme le champion de France en la matière : il parvient même à distraire les ornithologues au milieu de leurs comptages de pigeons, de milans et de triples buses. Au printemps nous arrivent des papillons du sud, ils se reproduisent chez nous ... et ne sont plus guère en forme pour repartir. La preuve avec ce vieux vulcain décrépi (les ailes sont abîmées) qui se régale à sucer des restes de pressage de pommes.


Mais entre-temps, notre ami..ral (autre nom du vulcain) a fait des petits, ou plutôt des chenilles, qui se goinfrent... Et ce sont donc des papillons tout neufs qui repartent passer l'hiver plus au chaud vers le sud. La chenille sur la photo qui suit semble bien être un futur vulcain, même si elle est en vadrouille loin de sa plante nourricière : notre fameuse ortie, qui abrite d'autres papillons communs comme le paon du jour, la petite tortue et la carte géographique. Peut-être aurai-je l'envie d'en reparler en une autre occasion.


L'ortie serait d'ailleurs aussi une plante-hôte occasionnelle de notre papillon du soir chilien ... qui en ferait, comme d'aucuns, une plante de disette. Car son truc à lui, c'est les plutôt les guimauves (Althaea sp.), d'où son nom scientifique (Vanessa... cariée !;-)). Voici un portrait de la guimauve, jolie malvacée d'origine américaine, et maintenant plutôt bien implantée en France, ici dans la valée de l'Ognon (avec de la guimauve, beurk!).

Bon je vous quitte sur une dernière photo de mariposa de la tarde, à Monte Grande, dans la belle vallée de l'Elqui, au pays de Gabriela Mistral...

samedi 6 septembre 2008

El pidén

Je vous présente El pidén (accentuez la deuxième syllabe !), le cousin pas germain, mais chilien, de notre râle d'eau. Comme lui, il possède donc de longs doigts de marcheur sur vase, un bec de fouilleur de vase (et non de pêcheur, c'est plutôt un amateur de crustacés, sangsues, vers et autres insectes aquatiques), un corps capable de s'aplatir et de se faufiler entre les roseaux les plus denses et une queue dressée qui s'agite mécaniquement.

Los trozos de pájaros de mi pequeña enigma pertenecen a un habitante de los humedales, el pidén (Pardirallus sanguinolentus). Tiene los dedos largos para caminar sobre el cieno, un pico adaptado a buscar comida - gusanos, insectos, crustáceos... - en el mismo cieno, un cuerpo capaz de aplastarse para esconderse sin esfuerzo adentro de las cañas, y una cola mirando el cielo y moviéndose mecánicamente...


L'observation du râle d'eau est un événement rare, sauf à fréquenter quelque "mirador" bien choisi de certaines réserves naturelles. Le pidén est beaucoup moins timide et j'ai déjà plus souvent croisé sa route que celle de son homologue européen. C'est sur l'ile de Chiloé, au sud du Chili, que j'ai fait sa connaissance en février 2004 ; il courait sans gêne dans notre camping presque vide en bordure du merveilleux lac Huilinco, et cheminait tranquillement sous le ponton sur lequel était à l'affut un magnifique "martin pescador". Mais mes photos d'alors m'ont terriblement déçu, et celles que je vous présente aujourd'hui datent d'une promenade dans le village d'El Molle, dans la vallée de l'Elqui, en février 2007. Je les dois à la patience et à l'opiniâtreté de ma petite femme. Carolina l'avait vu rentrer sous le couvert de la roselière et était bien décidée à attendre en ma compagnie qu'il en ressorte ; dubitatif mais accommodant, je me suis laissé convaincre, et bien m'en a pris ! Après quelques minutes, ce jeune individu est venu tranquillement se faire admirer à quelques pas de nous !

El pidèn no es tan tímido como el rascón (Rallus aquaticus), su primo europeo, o como los muy misteriosos pidencito (Laterallus jamaicensis) y pidén austral (Rallus antarcticus) quienes viven en el mismo Chile. Lo conocí por primera vez en 2004, en Chiloe, a la orilla del lindo lago Huillinco. Uno caminaba tranquilo bajo el pontón donde estaba puesto un maravilloso martín pescador, un otro - el patùo ! - tenia la temeridad de cruzar el camping (ya, verdad, casi vacío !). Pero debo esas fotos que los presento a la paciencia de mi mujercita, quien supo convencerme (a pesar de mis dudas !) de quedarme a esperar que volvía este joven pájaro que vio entrar a esconderse debajo de las cañas. La escena sucedió en febrero 2007, en el pueblo del Molle, Valle del Elqui.


Le pidèn, ou râle à bec ensanglanté (Pardirallus sanginolentus), possède à l'état adulte de belles pattes rouges et un bec jaune à base rouge. Il appartient donc à la famille des râlidés, comme la foulque, ou plutôt les foulques, qui sont plusieurs espèces au Chili ! Voyez plutôt ! Allez à bientôt

El pidén adulto tiene las patas rojas y el pico amarillo con mancha roja. Pertenece a la misma familia (Rallidae) que las taguas, quienes son mas especies en Chile que en Francia, como lo pueden ver abajo ! Hasta luego !



samedi 1 décembre 2007

el chincol sans la mésange

Voici un dimanche où j'aurais aimé partir en balade, à la recherche d'oiseaux-surprises et à l'affut de nouvelles photos ! Mais le vent qui gronde derrière la fenêtre et le ciel peu amène m'amène pour l'instant vers des cieux plus cléments, pour évoquer un petit oiseau sans prétention, quoiqu'au plumage moins modeste que celui du moineau : le chincol (prononcez tchine col). On pourrait aussi dire -je viens de le découvrir sur internet- "bruant chingolo" en tambouille semi-francisée, et pour les puristes ou les intimes Zonotrichia capensis.

Hola ! Aprovechando un domingo lluvioso y ventoso - es decir un dia preso a casa- , hablé en mi blog de un ave pequeña y humilde bien característica de Chile : el chincol (Zonotrichia capensis). Saqué la primera foto en la plaza de armas, en el mes de julio 2006, sobre una banca que se quedo casualmente sin parejas de alumnos, sin hombre serio leyendo el diario y sin gitana ocupada a leer la suerte adentro de algún mano generosa.... El chincol no tiene demasiado timidez ; fue uno de los primeros pájaros que conocí en Chile. Es lógico : el chincol anda por todos lados, desde los matorrales de la orilla del mar hasta la cordillera y el centro de la ciudades.


Voici donc notre chincol au banc d'essai. Nous sommes en juillet 2006, au coeur de la ville historique de La Serena, à deux pas de la cathédrale où se dorent les urubus, sur la plaza de armas où trottinent des dizaines de zorzales (le merle local, dont je parlerai en une autre occasion), gambadent des gamins autour de la fontaine, s'enlacent des couples adolescents et font les cent pas les femmes et petites filles tziganes à la recherche de mains généreuses prêtes à se laisser scruter les lignes de vie. Le chincol n'est pas un timide, et c'est un des premiers oiseaux que j'ai découvert au Chili. Il faut dire qu'il est partout : dans les "maquis" de bord de mer, dans les jardins, dans les montagnes, dans les villes... C'est en fait un peu le moineau indigène, même si c'est en réalité un proche cousin des bruants, et même s'il s'éloigne plus volontiers des habitations.

Notre moineau domestique (el gorrión) le côtoie depuis son introduction d'Europe en 1904 et sa propagation à travers le pays, à la grande vitesse qui sied aux opportunistes. Il est mal aimé, en partie parce qu'il s'obstine à faire ses besoins sur le linge qui pend dans le patio de la famille Fuentes, en partie parce qu'il n'est pas du coin et qu'on pointe du doigt la concurrence déloyale qu'il fait au chincol. Mais je me dois de remarquer avec Hugo Thenoux Moure, un écrivain local qui a droit à sa statue le long de l'avenue de Aguirre, que "notre brave chincol national" (sic) semble s'être bien adapté dans l'adversité et a retrouvé de la plume de la bête. J'ai pu lire un petit paragraphe amusant sur la question à l'institut français, en feuilletant quelques pages de "vivencias de un Serenense", recueil nostalgique qui parle de mille autre choses à mille lieues de l'ornithologie...

Aunque pertenece a una familia diferente, la misma de los "escribanos" de Europa (Emberizidae), el chincol tiene un poco el papel del gorrión (Passer domesticus) en Francia. El mismo gorrión que fue introducido en Chile en 1904 antes de "invadir" rápidamente casi todas las ciudades del país. El poco valorado gorrión, cual suele dejar excrementes en la ropa mientras seca en el patio de la familia Fuentes y amenaza reemplazar el "chincolito nacional" (segun la expresión del escribano local :-D Hugo Thenoux Moure, qui tiene una estatua en la avenida de Aguirre, en su obra media nostálgica "vivencias de un Serenense"). Pero el autor reconoce, tan como a mi me da también la impresión, que sabe defender sus lugares el chincol y no parece tan amenazado (ya que sabe también vivir lejos de las habitaciones) !


Pour en revenir au chincol, et pour en finir avec l'article et aller manger ma soupe, le voici quatorze mois plus tard, bien coopératif dans le "parque Santa Lucia", sous les bâtiments du régiment de Coquimbo. En petit groupe, il fouille les parterres à la recherche d'insectes et prend la pose au sommet d'une feuille d'agave. Peut-être va t'il chanter ? Ses quelques notes répétées font beaucoup à l'atmosphère sonore du printemps chilien ! A bientôt !

Terminamos con nuestro chincol, catorce meses mas tarde, bien cooperativo en el parque Santa Lucia, bajo el regimiento Coquimbo. Busca insectos en los jardines de flores o se ponga bien posero arriba de una hoja de agave, tal vez listo para cantar ! Su refrán de pocas notas repetidas hace mucho por la identidad sonora de la primavera chilena. Hasta luego !

mercredi 7 novembre 2007

Danses chiliennes



La danse chilienne par excellence, la danse reine des fiestas patrias de septembre (la fête nationale, le 18 septembre, remémore la déclaration d'indépendance du Chili ; comme la nouvelle est arrivée tardivement dans les territoires du nord, la date est un peu décalée à La Serena - et je ne parle pas des territoires du grand nord, qui étaient alors boliviens et péruviens -, et la coutume est de festoyer dignement pendant une bonne semaine !); cette fameuse reine des danses, pour en finir, c'est la cueca ! Il y a deux versions de costumes, ici c'est la cueca des campagnes, avec les robes de paysannes, mais il y a aussi la cueca de salon, avec des robes d'élégantes à dentelles. Le mouchoir, les bottes chiliennes à gros éperons, le chapeau plat ou chupalla (prononcer tchoupaya) font partie des accessoires incontournables du "huaso", le cow-boy chilien !

Aqui hablo del famoso baile nacional de Chile, la cueca, del huaso y sus cosas (chupalla, pañuelo, botas...), de la cueca de campo y de la cueca de salon, y tambien de las fiestas patrias "dieciocheras" (encontro la palabra muy chistosa y me gusta :-p).



Alors que curieusement, la seule vidéo de cueca dont je dispose date des vacances d'été de février, sur la place centrale de Coquimbo, j'ai pu filmer d'autres danses, apprises dans les écoles où travaille Carolina, le collège Simon Bolivar, et surtout, comme ici, le collège Elena Bettini. Les fiestas patrias sont l'occasion de multiples festivités scolaires, où les élèves les plus jeunes ("basico") se mêlent aux adolescents des derniers niveaux ("tercero" et "cuarto medio"), voire aux parents d'élèves ("apoderados"). La guaracha est une danse bien rythmée et joyeuse sud-américaine. Notez la grâce du couple formé par la jeune fille en robe bleue et le garçon à la chemise blanche et à la chupalla, et riez avec Carolina aux efforts appliqués du petit bonhomme à la chemise bleue pour suivre le mouvement des plus grands ! Sa tante Fabiana, une collègue à Carito, l'encourage hardiment depuis une porte blanche au fond ; dommage que je n'aie pas filmé sa cueca, où il a fait pleurer de rire jusqu'à la soeur directrice du collège !

Tengo solamente una película de cueca, sacada en las vacaciones de verano en la plaza de Coquimbo, pero tengo varias de la fiesta bettiniana, es decir la fiesta dieciochera (: del colegio Elena Bettini de la Serena, donde trabaja mi mujercita. Lo que me llamo mucho la atención es la alegría con cual bailan juntos los alumnos de básico, los alumnos del curso medio, y hasta los apoderados ! Aquí una guaracha bien alegre, con unas parejas bien graciosas (por ejemplo la chica de vestido azul y el chico de camisa blanca y chupalla) y un muchacho de camisa azul bien chistoso ! El hace esfuerzos bien aplicados para seguir el movimiento, mientras su tía Fabiana, una colega de Carito, esta animandolo desde la puerta blanca al fundo. Su cueca fue mas entretenida todavía, haciendo llorar de risa hasta la madre directora !






Pour finir cette petite série, une petite danse amusante du sud du Chili, el pavo y la pava, traduction : "le dindon et la dinde" (le mot pavo est proche du français paon ; pour les chiliens, le paon est el pavo real, le dindon royal !). Les costumes sont typiques du sud du Chili et de l'ile du Chiloe, où les bonnets sont il est vrai nettement plus utiles qu'à la Serena ! A bientôt !

Y para terminar, este baile entretenido del sur, el pavo y la pava, con los trajes típicos ! Hasta luego !

samedi 6 octobre 2007

Alcatraz, pelicano ou guajacho ...

Quand l'envie me prendra, et que pour me venger je prendrai le temps ,
je m'efforcerai de pondre, moi aussi, un petit quelque-chose,
sur les oiseaux qui font le mieux, à mes yeux, le Chili à plumes..

Ils sont plusieurs à se disputer la primeur,
jote, queltehue, picaflor, chincol, gaviotas, tenca, diuca, tiuque, tórtolas...
Quelques-uns ont déjà pointé le bec sur ses pages...

Cuando me va a dar las ganas y que tendré tiempo, me voy a dedicarme a presentar las aves mas características de Chile (en mi opinión por lo menos). Ya hablé un poco del jote, de las tórtolas o de las gaviotas ; ahora quiero presentar un pájaro de los mas fabulosos en la mente de un francés : el pelicano, es decir el guajacho, es decir el alcatraz !

Mais voici pour commencer le géant de la côte et la terreur des "caletas" (= port de pêche au Chili)
J'ai nommé maitre Pelicano, alias guajacho (nom très populaire) , alias alcatraz (le nom a été donné à une ile californienne fameuse pour sa prison !)


Voici deux photos d'identité de cet individu suspect : bien que l'affligeant d'un air décrépi, le portrait de gauche est un portrait de jeunesse, et le portrait de droite, qui le montre arborant fièrement ses cheveux blancs, le portrait de la maturité épanouie. Ci-dessous, une photo de couple lors d'une balade en bord de terre.

Arriba, dos retratos de Don Pelicano... El de la izquierda, aunque no lo parezca mucho, es el de la juventud ; el de la derecha, con su pelo blanco como nieve, el de la edad adulta orgullosa ! Abajo, una pareja (diremos ;-) paseando a mirar la cuesta.


Mais attention, la plage n'est pas toujours autorisée à la sablade, et le contrevenant le fait à ses risques et périls !


Este guajacho falleció el pico en la arena... Vimos esos pelicanos muertos en Punta Teatinos y tambien en Tongoy ; no se si es normal, o si esconden unas problemas ambientales. Pero mejor hablamos del pelicano en vivo.

En fait, j'ai rencontré à deux reprises des pélicans morts, une fois à Punta Teatinos, une fois encore à Tongoy je crois. Deux fois aussi des cadavres de lions de mer, mais ça c'est une autre histoire. Je ne sais pas si cela cache quelque chose de tristement insolite, ou si c'est dans la plus banale normalité ! Mais revenons à nos pélicans tout vivants, tout plumus !!

Ce sont des oiseaux strictement côtiers, et très majoritairement portuaires, à ce que j'en ai pu voir. Pourquoi ce choix de vivre au côté des hommes ?

Los pelicanos son aves de la cuesta, y voy a decir mas, de los puertos ! Pero por que le gustan vivir cerca de los humanos ? Fuimos con Carolina a buscar las respuestas en Guanaqueros (enero 2007) y Tongoy (septiembre 2007).

Enquête à Guanaqueros (janvier 2007)

Nous avons ici mené l'enquête auprès d'un échantillon très représentatif (ou un pelicanel, si vous préférez, voir photo si dessous).

Hicimos la encuesta con una muestra de pájaros representativos, mejor decir un "pelicanel" !


Réponse collégiale : les femmes sont charmantes, et gentilles...

Contestaron todos que las mujeres son muy lindas y que por eso se acercan en muchedumbre !


Du coup, ça se bouscule au portillon !



Enquête à Tongoy (septembre 2007)

Nous avons préféré cette fois-ci faire des économies d'échelle et interroger directement les vieux briscards du port

En este caso ahorramos el tiempo y fuimos a ver solamente los tres compadres del bote ! Dieron la misma respuesta que los del puerto vecino.


La réponse a été en substance identique à celle du port voisin



Même si les avances des pélicans sont parfois repoussées...

Y eso aunque a veces el amor de los pelicanos no es tanto compartido y que tienen que irse para mejor volver a llegar !

Pelicanos de Tongoy !
envoyé par serenense

... et qu'ils doivent partir pour mieux revenir !



vendredi 28 septembre 2007

le soleil sur son lit de nuages et les neiges andines

Ne pas confondre ...

andins de Ney


neiges andines


Coucou ! Tout ça pour dire que je suis revenu du Chili, où j'ai passé un séjour magique auprès de ma fiancée, et que j'ai plein de choses à montrer sur le blog, mais aussi plein plein de choses à faire !

Hola, no hay que sorprenderse demasiado de ver la pareja de fotos tan rara arriba ; se trata de un juego de palabras en el idioma francés.. Vuelvé de Chile con hartos buenos recuerdos, el corazón lleno de felicidad, muchas fotos que presentar y mucho trabajo también ! Abajo muestro dos fotos sacadas desde el avión de Santiago a San Pablo (Brasil) : la cordillera santiaguina y el sol cansado de tanto trabajo caluroso y luminoso, acostándose en su cama de nubes.

Voici deux photos prises de l'avion entre Santiago et Sao Paulo, une vue magnifique sur une cordilière encore enneigée à quelques minutes (en avion !) de Santiago et de ses millions d'habitants, et un étonnant coucher de soleil au dessus des nuages, avant l'arrivée au Brésil.

A bientôt ! Hasta luego !!

mercredi 2 mai 2007

Fiesta del agua en Ovalle !!

Bienvenue à Ovalle, ville de l'intérieur de la quatrième région chilienne, plus petite et plus "provinciale" que la Serena et Coquimbo. Nous sommes en janvier 2007, au coeur d'un cuisant été ; au même moment, l'hiver semble enfin s'installer en Europe, mais les chutes de neige seront plus qu'éphémères... Sur le chemin entre l'université et l'accueillante demeure de Doña Maria et Don Oscar, nous nous retrouvons avec Carolina au milieu d'une rue principale grouillante d'une joyeuse animation.

Bienvenida en Ovalle, cuaterna región, un dia del verano caliente de 2007. Mientras se caiga un poco de nieve en Francia, para dar a creer a un invierno que volviera a ser de mentira... Andamos con Carolina desde la Universidad hasta la casa agradable de Don Oscar y Doña Maria, cuando escuchamos a una alegre animación en la calle principal

C'est la fête de l'eau à Ovalle ! Es la fiesta del agua en Ovalle !

Les adolescents, électrisés mais "bons enfants", dansent au son rythmé de musiques festives devant le camion des pompiers ("bomberos") ; un peu plus loin, la circulation est encadrée par la gendarmerie locale ("carabineros") qui a coupé l'accès à la rue. Et de temps en temps, un pompier brandit la lance à incendies, et aux cris de "Agüita agüita agüita !!!" (petite eau !), arrose copieusement les danseurs qui se dispersent à grands rires et cris aigüs ! Sur les côtés de la route, où se sont formées de belles flaques, les gamins semblent au paradis et pataugent de bonheur, s'estriclant, s'éclaboussant, noyant les 4 x 4. Un bien joyeux moment !

Los jovenes bailan con buen humor al sonido de una musica bien alegre, mientras los bomberos regan la gente al grito "
Agüita agüita agüita"... Y todos de escaparse reiando a carcajadas :-). En eso los niños por supuesto no son los ultimos : jugando en los charcos del lado de la calle, parecen al colmo de la felicidad ! Hasta luego !

Y ahora se pueden ver las peliculas !

Et maintenant les films !


mardi 10 avril 2007

goélands et couleurs...

Je reprends cet ancien montage muet pour raconter un peu...


La scène verte et brune des berges du Doubs et des prés en bordure, un matin au début d'un avril trop précoce... Alors que les fritillaires pointent déjà timidement leur clochette, que les alouettes s'égosillent haut dans le ciel, un gros père blanc est tranquillement posé au bord de la rivière, installé face au stade tel le pêcheur du dimanche. Quand je reviens de la tournée des saules, il promène sa belle envergure dans le ciel mortuacien, se posant par moments brièvement sur l'eau. C'est un goéland leucophée, dont je vais reparler un peu plus loin...

El pasto verde y las orillas color marrón del rio Doubs, al inicio del mes de abril mas caliente que nunca conocimos aquí... Los "tableros de damas" o "cabezas de serpientes" (Fritillaria meleagris) empiezan a florecer y las alondras (Alauda arvensis) estan cantando, perdidas en el cielo azul. Un "padre" blanco esta tranquilamente puesto arriba de la orilla, tan como un pescador ; a veces se abre las largas alas para pasear y seguir el rio, donde se va unos ratos a descansar... Se trata de una gaviota patiamarilla (Larus cachinnans) (también ver aquí).

En zoomant sur mes photos et étudiant dans les livres le "pattern" alaire, j'en suis venu à me dire que c'était un subadulte ; chez les goélands, les espèces se ressemblent souvent entre elles alors que les individus d'une même espèce diffèrent largement selon leur âge ! Bref, un groupe un peu galère...

Las especies del genero de las gaviotas estan muy difíciles que reconocer, puesto que cambian de plumaje según la edad y estan parecidas entre ellas ; pero con las fotos y los mejores libros, se puede notar que seria un subadulto.



Petite scène en tonalités de gris sur la plage de la Serena... Les petits goélands gris, ou "gaviotas garumas'" (Larus modestus) forment une jolie troupe. Certains paressent sur le sable, d'autres suivent le ressac des vagues dans un curieux manège pour se nourrir, à la façon des mouettes de Franklin, qui hantent aussi les lieux. Chez cette espèce, seuls les reproducteurs ont les cheveux blancs.

Imagen gris de las numerosas gaviotas garumas de la playa del Faro... Buscan la comida seguiendo las olas y mojandose las patitas como para probar la temperatura ! Solo los reproductores tienen pelo blanco.



Enfin, le ciel bien bleu de Guanaquero, village côtier au sud de Coquimbo, plein de restaurants à fruits de mer, de dauphins, de pélicans et ... de goélands dominicains (Larus dominicanus). Le comportement alimentaire de ce gros laridé est différent ; c'est un mangeur de coquillages qui s'élève dans le ciel pour un bref surplace, et lâche son butin pour le fracasser à la manière d'une corneille avec une noix. L'individu le plus à droite est un juvénile.

y para terminar, la escena azul de Guanaquero, sus restaurantes, sus pelicanos, sus delfines y ... sus gaviotas dominicanas ! Este especie grande se come los mariscos dejandolos caer desde arriba en el cielo para que se abren al suelo. La ave de la derecha es juvenil.

Ciao !


mardi 27 mars 2007

Trois chiliennes et une turque


Petit tour par les tourterelles, et pour commencer, une roucoulade à quatre ailes par ici et ...

(Pour vous mettre dans l'atmosphère sonore des villes chiliennes, allumez vos hauts-parleurs et cliquez sur les liens en bleu !)

Hola...
¿Hablamos un poco de tórtolas ? Ya se pueden escuchar unos cantos que tal vez ya conocen, con las palabras azules "ici" y "là" un poco mas arriba ...


Pour le concert d'entrée, une chanteuse de charme, qui se maquille outrageusement les yeux pour avoir toujours la pupille au firmament... C'est une péruvienne dans l'âme, qui abonde au nord du Chili et s'en vient gagner les terres du sud ; sa voix est inoubliable, et curieusement, elle me passa totalement inaperçue en 2004, lors de mon premier périple à la Serena... Serait-elle arrivée dans mon sillage ?

Sa grande taille et les taches blanches des ailes, surtout visibles au vol, lui valent son nom chilien de "pigeon à ailes blanches" (paloma de alas blancas), mais elle s'appelle ailleurs tourterelle côtière, tourterelle du Pacifique, tourterelle mélodieuse ; elle est encore "cuculi" pour les Péruviens et Zenaida meloda pour les scientifiques... Il faut être à bonne lumière et à faible distance pour repérer à coup sûr l'oeil cerclé de bleu, comme ici dans les jardins de l'université de la Serena....

Primera cantante, la "cuculi" de los vecinos peruanos, es decir la paloma de alas blancas (Zenaida meloda). Por algo se llama asi : se ven muy bien los adornos blancos de las alas cuando ella se va a jugar con el viento, todavía mas que los ojos tan azules como pintados. Parece que tuve demasiado distracción en 2004, porque no me fije en su canto aunque sea inolvidable ; ¿ también puede ser que llego esa paloma detras de mis pasos ? Dicen que esta alargando su zona de repartición al sur...

Plus modeste, mais coquette aussi, des paillettes brillantes dans le cou et quelques gouttelettes noires de vernis mat sur l'aile, j'ai nommé la tourterelle oreillarde (Zenaida auriculata)... En fait au Chili, elle est simplement la "tórtola", la tourterelle. Son chant est très tristounet et beaucoup plus discret que celui de ses cousines ; je n'en ai pas trouvé d'enregistrement. Elle aussi fréquente assidument les rangs de l'université : c'est bien normal, les tourterelles aiment la culture.

Mas discreta y pequeña, la tórtola (Zenaida auriculata) esta vanidosa también : se pone lentejuelas brillantes en el cuello y gotitas de lustre negro en la ala. Tiene canto triste y bajo que no pude encontrar en la red. Tan como la primera, saqué la foto en la Colina, Universidad de La Serena.


Un clin d'oeil et un petit coucou du petit lutin de la catégorie, une demi-portion de pigeon, au chant simplissime (le deuxième enregistrement là-haut, et un des premiers chants que j'ai su reconnaitre au Chili !). La colombe picui (Columbina picui), ou "tortolita cuyana", a aussi ses parures : bracelets blancs et noirs sur l'aile, petit trait de maquillage entre oeil et bec... La photo est prise dans le petit village paisible d'El Molle, où prospéraient les colombes...

un ¡ hola ! y un pestañeo de una chiquita de la familia, la tortolita cuyana (Columbina picui), una mitad de paloma con brazaletes blancos y negros, y de canto muy sencillo (el segundo registrado mas arriba). La foto esta del Molle.


Retour en France (bientôt au Chili ?) pour une élégante au collier noir, une conquistador sans pareille, arrivée par la ligne des Vosges en 1950... Son chant résonnait pour moi comme celui des vacances à Mazerolles, dans le secteur bisontin ; et puis un beau matin, au milieu des années 1990, mon frère Gaël a entendu la tourterelle turque aux Arces, évènement insolite alors, à 1000 mètres d'altitude... Et cette année, elle y chantait sans relâche en décembre et janvier !!

Ahora en Francia, pero la tórtola turca (Streptopelia decaocto) ; mucho mas que la paloma de alas blancas, esta cortesana de collar negro es una conquistadora : llego a Francia en el año 1950, y ahora esta de todos lados, aun en las alturas donde se puede ahora escuchar en diciembre o enero ... Hasta luego.

à bientôt !