samedi 23 août 2008

mardi 19 août 2008

mannequins à l'ancienne mode

La photo-mystère de bassinoire a été vite déchiffrée par ma maman, une spécialiste des traditions régionales, qui avoue cependant qu'on usait plus simplement dans sa famille d'une brique placée au préalable sur le fourneau pour réchauffer les lits des malades. Ou encore, d'antiques bouillottes métalliques qui avaient tendance à fuir.. Voici maintenant quelques images volées au musée du costume et des traditions comtoises à Ornans. Une visite avec un guide sonore assez bien conçu ; la preuve, je ne me suis pas ennuyé ferme !

Hace poco puse una foto de un utensilio bastante curioso : habia que adivinar para que fue usado... Al final, mi madre dio rápidamente la respuesta : servía para abrigar con brasas las camas frias en el rudo invierno del Jura. Aunque en las familias modestas uno usaba de modo mas sencillo un ladrillo caliente o un guatero metálico antiguo, a veces goteando en la cama... Ahora algunas fotos del museo del traje y de las costumbres de Franche-Comté, en la pequeña ciudad de Ornans, sobre el rio Loue. Se pueden ver sucesivamente unos trajes y un relojero de Morteau (la ciudad de mi niñez), un niño aprendiendo con su preceptor, un gendarme y un contrabandista, un vestido con influencia española del pueblo de Censeau (la región fue históricamente territorio español), un afilador de cuchillos y una pareja de novios de los años 1920. Y para terminar, unas imágenes de los encajes de la ciudad de Luxeuil : trabajadoras y producciones !


Pour finir, un petit montage avec des photos concernant les dentellières et la dentelle, spécialité de Luxeuil... Bon, va savoir pourquoi le blog la veut verticale :-(


vendredi 15 août 2008

un nid d'hirondelles bien gardé ?



inattendu sur canal chincol


et ça, keskecekec'est ?? à part l'accroche d'un prochain petit article sur ce blog ?

Le petit monde de l'ortie (1 bis)

El mundo chico de doña ortiga, primer episodio

Voici donc vue sous un angle plus parlant, la petite punaise qui se dissimule dans les massifs d'orties, qui lui offrent gracieusement gite et couvert. Elle s'appelle Liocoris tripustulatus, est petite et remuante, et semble vivre souvent en famille très nombreuse ! Celle-ci a été photographiée lors d'une sortie matinale pour acheter le pain, à deux pas de l'appartement de la rue Magnin ! (et oui, il m'arrive d'aller acheter le pain avec mon appareil photo !!).

Los presento el pequeño chinche de la ortiga, Liocoris tripustulatus, no tan facil que fotografiar porque es muy agitada. Pero la ortiga (Urtica dioica) es muy comun y conocida, y una amiga especialista de los chinches me dice que el bicho casi siempre aprovecha la ocasion de instalarse con toda su numerosa familia cuando esta presente la planta que le ofrece el comer y el dormir... Asi, por ejemplo, esa toma es de un lugar ciudadano entre la casa y la panaderia !



Et comment reconnaître cet animal, entre tant de punaises en ce bas-monde ? déjà, elle est dans les orties. Pas de problèmes je pense pour la plante-hôte, encore qu'hier on a croisé au dessus du pont du diable (près de la source du Lison) deux dames discutant au pied d'une ortie, l'une d'elle froissant la feuille pour s'assurer qu'il s'agissait bien d'une menthe sauvage... Donc, un indice, la plante pique quand on met le nez dedans pour chercher les punaises..

Ensuite, elle est petite (je dirais 6-8 mm...) et j'y vois deux dessins bien repérables sur son dos : un coeur jaune et un genre de tête de renard de dessin animé...

Como reconocer este chinchecito entre tantas especies de chinches ? ya, primero no olvidarse que es un bicho que vive siempre en las ortigas (cuidado con los pelos urticantes de la planta a meter la nariz para buscar los insectos !). Y por lo demas, el tamaño modesto (como 6-8 milimetros me imagino) y los dibujitos de corazon amarillo y de cara de zorro de dibujo animado ayudan tambien. Comparen con la foto de mas abajo : un chinche de montaña mas grande, y con el zorro de ojos mas abiertos y de ñusa larga ; se trata de Grypocoris sexguttatus. Hasta luego !

Attention toutefois, d'autres peuvent évoquer cela, comme cette Grypocoris sexguttatus, une punaise montagnarde beaucoup plus grande, et au renard à grandes mirettes et à long pif ! A bientôt !

jeudi 7 août 2008

le petit monde de l'ortie... (1)


une idée de la bête ? petite devinette (réponse dans les massifs d'orties ou ultérieurement sur le blog)

mardi 17 juin 2008

La coccinelle du vendredi 13

Coïncidence étonnante... Je vais vous présenter aujourd'hui des photos prises au même endroit, qui d'ailleurs ne paye pas de mine, à un an d'intervalle jour pour jour, soit les 13 juin 2007 et 13 juin 2008.



Besançon, rue Weiss, un tout petit coin de friche et d'herbes folles surplombe le chemin de fer. Sur le pourtour, un garage, un dépôt de marbrier, la zone... Une bryone dioïque (Bryonia dioica), je devrais dire un pour cette belle fleur pleine d'étamines, accroche fermement ses doigts végétaux à la barrière pour ne pas tomber sur la voie.

Une curieuse coccinelle couleur de brique, même sur le pronotum (la partie qui recouvre le thorax), la tête, les pattes et le ventre a élu domicile en famille sur la bryone. Celle-ci n'est pas une chasseresse de pucerons, mais une végétarienne qui dédaigne tout ce qui n'est pas bryone... Elle répond au nom impressionnant d'Henosepilachna argus.


Un an plus tard, alors que le mois de juin est triste à pleurer (le ciel ne s'en privant pas), nous allons poster des cartes pour le Chili à la poste rue Métin. Le manque de stationnement nous amène vers le petit coin de friche de la voie ferrée ; j'ai du mal à retrouver la bryone, qui fait triste mine. Je cherche les coccinelles et ... elles ont du retard à l'argus ! Ce sont bien elles, mais avant le grand saut de la métamorphose !


Alors GRAND JEU CONCOURS, un pot de confiture de fraises au premier qui découvre l'animal sur une autre station franc-comtoise :). Surveillez les bryones !


jeudi 12 juin 2008

à même le tuf

Le tuf, c'est une roche légère issue de la précipitation des carbonates dissous dans l'eau ; on la retrouve typiquement dans le cirque de Consolation, ou encore dans la reculée d'Arbois... Ou ici, sur le territoire de Villard-sur-Bienne, non loin de la tentaculaire commune de Saint-Claude.


Sur le tuf, où suinte abondamment une eau vive en période pluvieuse (c'est dire si elle suintait), deux petites merveilles à découvrir...


La première est une de ces fameuses plantes carnivores qui hantent la région, cette fois en contexte pas du tout tourbeux... C'est la grassette (Pinguicula vulgaris), qui possède une rosette de feuilles armées de petits poils collants et qui se pare ici d'une jolie hampe florale.



L'autre, c'est l'exuvie d'une libellule très originale dans le choix de ses habitats, le cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata). Enfin, je ne suis plus tout à fait sûr de moi, parce que les fourreaux alaires divergents de celle-ci semblent plaider pour le cousin moins prestigieux Cordulegaster boltonii... En tout cas, le cordulégastre bidenté est bien présent sur le site et très peu d'espèces sont susceptibles d'émerger sur cascades tufeuses !



dimanche 18 mai 2008

les libellules sortent de l'eau !

Voici la "zone des gouilles", au coeur de la tourbière de la Grande Pile, à une dizaine de minutes d'Esboz-Brest. Sur ce site très forestier, envahi de bouleaux, les rares secteurs encore ouverts correspondent à d'anciennes fosses d'extraction de tourbe, dans lesquels auraient trimé des prisonniers allemands pendant la guerre de 14 et des prisonniers français pendant la guerre de 39... Mais revenons à notre petite histoire, à la mi-mai de 2008


Après un mois d'avril frisquet et mouillé, les premières chaleurs réveillent les libellules. Les larves quittent le milieu aquatique, grimpent sur les tiges de linaigrette, et quittent leur imperméable... Et voilà que sort la leucorrhine douteuse (Leucorrhinia dubia), encore bien pâlotte avant la dangeureuse séquence de bronzette de ses premiers instants de vie aérienne.


La même, ou une de ses nombreuses copines, quelques minutes plus tard. Elle vole déjà, encore malhabilement il est vrai ; ses couleurs définitives, avec ses taches rouges, apparaitront plus tard et ses ailes sont encore luisantes de jeunesse


Un peu plus loin , sa cousine à gros thorax (Leucorrhinia pectoralis) a décidé aussi de sortir de l'eau et de faire son strip tease ... C'est une libellule protégée, un des principaux attraits naturalistes de la tourbière.

Plus loin, la zone topographiquement la plus basse de la tourbière est encore bien en eau, et accueille même encore canards, foulques et grèbes castagneux... Elle regorge de perchoirs qui font la joie des leucorrhines à gros thorax à l'affut de leurs proies...


Voilà la belle en vraies couleurs !


Et voici les exuvies, imperméables abandonnés par les filles de l'air. On peut les ramasser et les déterminer tranquillement à la maison, grâce à la clé photographique de Guillaume... Les exuvies de leucorrhine à gros thorax sont plus grandes, et portent des épines dorsales (du plus bel effet), que l'on devine à la pointe du trait rouge. Celle de gauche est l'une de la soixantaine d'exuvies de leucorrhines douteuses observées lors de cette belle journée !


à plus, le jardin nous appelle !

Luc

lundi 12 mai 2008

canetons et ... harlitons !

Le chincol ne chantait plus guère depuis plusieurs mois, et la mésange était d'une discrétion sans failles ! C'est normal... j'étais tout simplement au petit coin.

A propos de petits coins, et non de canards WC, voici une sélection d'images pour attendrir les filles !



L'année dernière, dame colvert de Micaud avait fort à faire et fort à cancaner pour maintenir l'ordre dans sa couvée ! Mais que dire de dame harle bièvre de la Gare d'eau, et de ses treize rejetons, en ce début du mois de mai ! Ceux-ci sont sans doute nés dans les falaises voisines de la Citadelle, que les harles partagent avec les faucons (crécerelle et pélerin). Ils sont encore adeptes du transport collectif sans efforts... Ils finiront cependant par ressembler à leurs 10 grands frères de l'année dernière ! A bientôt


mercredi 2 avril 2008

prédateur des sables

Cette photo est bien prise en France, petite soeur, et même en son fin fond ... la Haute-Saône bien sûr, et le premier avril ... Ce n'est pas un poisson : la bête ne se traine pas sur les dunes marines, mais virevolte avec une rapidité démente sur un petite terrasse alluviale du pays graylois...


Cette curieuse créature semble porter par devant elle un appendice "éléphantesque" hésitant entre la trompe et les défenses ; pourtant, les mandibules de la cicindèle sont autrement terribles que les pinces du malheureux perce-oreille qui a croisé son chemin.

samedi 1 décembre 2007

el chincol sans la mésange

Voici un dimanche où j'aurais aimé partir en balade, à la recherche d'oiseaux-surprises et à l'affut de nouvelles photos ! Mais le vent qui gronde derrière la fenêtre et le ciel peu amène m'amène pour l'instant vers des cieux plus cléments, pour évoquer un petit oiseau sans prétention, quoiqu'au plumage moins modeste que celui du moineau : le chincol (prononcez tchine col). On pourrait aussi dire -je viens de le découvrir sur internet- "bruant chingolo" en tambouille semi-francisée, et pour les puristes ou les intimes Zonotrichia capensis.

Hola ! Aprovechando un domingo lluvioso y ventoso - es decir un dia preso a casa- , hablé en mi blog de un ave pequeña y humilde bien característica de Chile : el chincol (Zonotrichia capensis). Saqué la primera foto en la plaza de armas, en el mes de julio 2006, sobre una banca que se quedo casualmente sin parejas de alumnos, sin hombre serio leyendo el diario y sin gitana ocupada a leer la suerte adentro de algún mano generosa.... El chincol no tiene demasiado timidez ; fue uno de los primeros pájaros que conocí en Chile. Es lógico : el chincol anda por todos lados, desde los matorrales de la orilla del mar hasta la cordillera y el centro de la ciudades.


Voici donc notre chincol au banc d'essai. Nous sommes en juillet 2006, au coeur de la ville historique de La Serena, à deux pas de la cathédrale où se dorent les urubus, sur la plaza de armas où trottinent des dizaines de zorzales (le merle local, dont je parlerai en une autre occasion), gambadent des gamins autour de la fontaine, s'enlacent des couples adolescents et font les cent pas les femmes et petites filles tziganes à la recherche de mains généreuses prêtes à se laisser scruter les lignes de vie. Le chincol n'est pas un timide, et c'est un des premiers oiseaux que j'ai découvert au Chili. Il faut dire qu'il est partout : dans les "maquis" de bord de mer, dans les jardins, dans les montagnes, dans les villes... C'est en fait un peu le moineau indigène, même si c'est en réalité un proche cousin des bruants, et même s'il s'éloigne plus volontiers des habitations.

Notre moineau domestique (el gorrión) le côtoie depuis son introduction d'Europe en 1904 et sa propagation à travers le pays, à la grande vitesse qui sied aux opportunistes. Il est mal aimé, en partie parce qu'il s'obstine à faire ses besoins sur le linge qui pend dans le patio de la famille Fuentes, en partie parce qu'il n'est pas du coin et qu'on pointe du doigt la concurrence déloyale qu'il fait au chincol. Mais je me dois de remarquer avec Hugo Thenoux Moure, un écrivain local qui a droit à sa statue le long de l'avenue de Aguirre, que "notre brave chincol national" (sic) semble s'être bien adapté dans l'adversité et a retrouvé de la plume de la bête. J'ai pu lire un petit paragraphe amusant sur la question à l'institut français, en feuilletant quelques pages de "vivencias de un Serenense", recueil nostalgique qui parle de mille autre choses à mille lieues de l'ornithologie...

Aunque pertenece a una familia diferente, la misma de los "escribanos" de Europa (Emberizidae), el chincol tiene un poco el papel del gorrión (Passer domesticus) en Francia. El mismo gorrión que fue introducido en Chile en 1904 antes de "invadir" rápidamente casi todas las ciudades del país. El poco valorado gorrión, cual suele dejar excrementes en la ropa mientras seca en el patio de la familia Fuentes y amenaza reemplazar el "chincolito nacional" (segun la expresión del escribano local :-D Hugo Thenoux Moure, qui tiene una estatua en la avenida de Aguirre, en su obra media nostálgica "vivencias de un Serenense"). Pero el autor reconoce, tan como a mi me da también la impresión, que sabe defender sus lugares el chincol y no parece tan amenazado (ya que sabe también vivir lejos de las habitaciones) !


Pour en revenir au chincol, et pour en finir avec l'article et aller manger ma soupe, le voici quatorze mois plus tard, bien coopératif dans le "parque Santa Lucia", sous les bâtiments du régiment de Coquimbo. En petit groupe, il fouille les parterres à la recherche d'insectes et prend la pose au sommet d'une feuille d'agave. Peut-être va t'il chanter ? Ses quelques notes répétées font beaucoup à l'atmosphère sonore du printemps chilien ! A bientôt !

Terminamos con nuestro chincol, catorce meses mas tarde, bien cooperativo en el parque Santa Lucia, bajo el regimiento Coquimbo. Busca insectos en los jardines de flores o se ponga bien posero arriba de una hoja de agave, tal vez listo para cantar ! Su refrán de pocas notas repetidas hace mucho por la identidad sonora de la primavera chilena. Hasta luego !

dimanche 18 novembre 2007

Salagon, jardin d'insectes

Retour en France, mais quelques centaines de kilomètres au sud et quelques trois mois plus tôt, quelques quarante degrés au dessus des températures de ce week-end de glace. Nous sommes à la mi-aout dans les Alpes de Haute-Provence, près de la bonne ville de Mane, à quelques encablures pour un marcheur de Forcalquier. Le bâtiment ci-dessous, c'est le prieuré de Salagon, ancien sanctuaire, ancien monastère, puis ancienne ferme rattrapée par l'histoire et transformée en "ethnopôle" ouvert au public, avec ses expositions sur la vie et les savoir-faire de Provence, sa bibliothèque et sa librairie spécialisées, et ses jardins à thème (médiéval, des cinq continents, des senteurs...) d'une grande richesse. Pierre Lieutaghi, l'auteur de "la Plante compagne" ou encore du "Livre des bonnes herbes" est un peu l'âme des lieux, bien qu'il ne soit évidemment pas tout seul à avoir œuvré à façonner ce site étonnant, que j'ai découvert lorsque j'allais régulièrement participer à des séminaires d'ethnobotanique dans le sud. Mais ce qui a m'a le plus captivé lorsque j'y suis retourné cet été avec les parents, ce sont les insectes ..



Hola, estamos ahora en Francia, pero al sur de Francia, donde el clima esta mas caluroso y seco, de tipo mediterráneo. Fuimos con mis padres en la mitad de agosto en este lugar mágico del "prieuré de Salagon", en la provincia de los Alpes de alta Provencia, en los alrededores de la ciudad de Forcalquier. Esos edificios fueron sucesivamente un santuario, una casa de monjas, una granja y ahora un museo etnológico, donde se presentan exposiciones sobre la vida y las artesanías en la región, con una libraría y una biblioteca especializadas, y sobre todo con jardines hermosos : el jardín medieval, el jardín de los perfumes, el jardín de los cinco continentes... Aquí se siente la influencia de un gran "sabio" aficionado de los asuntos de relaciones entre los hombres y las plantas (etnobotánica), Pierre Lieutaghi, quien escribo "el libro de las hierbas buenas" y "la planta compaña". Pero por ahora, quiero hablar de los numerosos insectos que pude admirar adentro de los jardines ; miran abajo la mosaica de fotos, donde se nota una planta aromática muy querida de la gente de seis patas !

En voici une petite mosaïque, dans laquelle on remarquera la récurrence d'une plante aromatique dont j'ai oublié le nom (je suis preneur !) et qui semble particulièrement attrayante pour la gent à six pattes !

De haut en bas , de arriba a abajo :

- la grosse mouche, de la famille des sirphes, c'est Volucella zonaria (la mosca grande) ;

-
ce gros bourdon bleu au vol, c'est un xylocope, comme ceux qui hantent les jardins de Villars (genre Xylocopa, mais je ne suis pas sûr de l'espèce, ce n'est pas si facile apparemment) (el tremendo abejorro azul, cual también esta a menudo volando en el jardín de mi hermana Pascale en mi región) ;

- l'autre hyménoptère, à face jaune, est du genre Anthidium - j'en reparlerai plus bas - (el otro himenóptero de cara amarilla) ,

- la libellule postée sur les tiges creuses est un sympétrum à côté strié (Sympetrum striolatum), que l'on distingue parmi ses semblables par ses pattes rayées de jaune et les bandes jaunâtres de chaque côté de son thorax (la libélula roja puesta en los trozos de bambú - miran sus patas negras manchadas de amarillo y los lados del tórax por parte amarillos -) ;

- le petit papillon sur la plante rose sud-africaine, c'est Cacyreus marshalli, le brun des pélargoniums, originaire de ... l'Afrique du Sud, et qui colonise la France après y avoir été introduit avec les "géraniums" en pot (la maripósita en la planta de África del sur, cuya origen es el mismo país, y esta colonizando Francia después su introducción con los geranios de jardín, plantas de adorno) ;

- la punaise aux antennes de zèbre est Dolycoris baccarum (el chinche de antenas de cebra) ;

- enfin, le deuxième petit papillon rayé sur sa salicaire est Leptotes pirithous , l'azuré de la luzerne, qui comme son nom l'indique, pond sur les mélilots, les ajoncs, le romarin, les bruyères, la luzerne (rarement ;-) et ... la salicaire (y por fin, la maripósita rayada puesta en la salicaria, cual es una de las plantas que se comen las orugas suyas) .


Voici madame azurée de la luzerne, avec sa petite queue et ses ocelles bleutées à l'aile postérieure, consciencieusement occupée à pondre sur les salicaires du jardin ethnobotanique de Salagon !

Aqui esta la señora "gris estriada", de cola chica y manchitas azules en las alas de adelante, bien ocupada a poner huevitos !


Et pour finir, revoilà côte à côte nos deux impressionnants lascars, Xylocopa et Anthidium, ce dernier consciencieusement occupé également (le mâle est beaucoup plus gros que la femelle chez cette espèce !)...

Y terminamos otra vez con nuestros tremendos himenópteros, Xylocopa y Anthidium, juntos. Muy juntos por lo de la pareja de Anthidium, cuyo macho es mucho mas grande que la hembra. Hasta luego !

A bientôt !

mercredi 7 novembre 2007

Danses chiliennes



La danse chilienne par excellence, la danse reine des fiestas patrias de septembre (la fête nationale, le 18 septembre, remémore la déclaration d'indépendance du Chili ; comme la nouvelle est arrivée tardivement dans les territoires du nord, la date est un peu décalée à La Serena - et je ne parle pas des territoires du grand nord, qui étaient alors boliviens et péruviens -, et la coutume est de festoyer dignement pendant une bonne semaine !); cette fameuse reine des danses, pour en finir, c'est la cueca ! Il y a deux versions de costumes, ici c'est la cueca des campagnes, avec les robes de paysannes, mais il y a aussi la cueca de salon, avec des robes d'élégantes à dentelles. Le mouchoir, les bottes chiliennes à gros éperons, le chapeau plat ou chupalla (prononcer tchoupaya) font partie des accessoires incontournables du "huaso", le cow-boy chilien !

Aqui hablo del famoso baile nacional de Chile, la cueca, del huaso y sus cosas (chupalla, pañuelo, botas...), de la cueca de campo y de la cueca de salon, y tambien de las fiestas patrias "dieciocheras" (encontro la palabra muy chistosa y me gusta :-p).



Alors que curieusement, la seule vidéo de cueca dont je dispose date des vacances d'été de février, sur la place centrale de Coquimbo, j'ai pu filmer d'autres danses, apprises dans les écoles où travaille Carolina, le collège Simon Bolivar, et surtout, comme ici, le collège Elena Bettini. Les fiestas patrias sont l'occasion de multiples festivités scolaires, où les élèves les plus jeunes ("basico") se mêlent aux adolescents des derniers niveaux ("tercero" et "cuarto medio"), voire aux parents d'élèves ("apoderados"). La guaracha est une danse bien rythmée et joyeuse sud-américaine. Notez la grâce du couple formé par la jeune fille en robe bleue et le garçon à la chemise blanche et à la chupalla, et riez avec Carolina aux efforts appliqués du petit bonhomme à la chemise bleue pour suivre le mouvement des plus grands ! Sa tante Fabiana, une collègue à Carito, l'encourage hardiment depuis une porte blanche au fond ; dommage que je n'aie pas filmé sa cueca, où il a fait pleurer de rire jusqu'à la soeur directrice du collège !

Tengo solamente una película de cueca, sacada en las vacaciones de verano en la plaza de Coquimbo, pero tengo varias de la fiesta bettiniana, es decir la fiesta dieciochera (: del colegio Elena Bettini de la Serena, donde trabaja mi mujercita. Lo que me llamo mucho la atención es la alegría con cual bailan juntos los alumnos de básico, los alumnos del curso medio, y hasta los apoderados ! Aquí una guaracha bien alegre, con unas parejas bien graciosas (por ejemplo la chica de vestido azul y el chico de camisa blanca y chupalla) y un muchacho de camisa azul bien chistoso ! El hace esfuerzos bien aplicados para seguir el movimiento, mientras su tía Fabiana, una colega de Carito, esta animandolo desde la puerta blanca al fundo. Su cueca fue mas entretenida todavía, haciendo llorar de risa hasta la madre directora !






Pour finir cette petite série, une petite danse amusante du sud du Chili, el pavo y la pava, traduction : "le dindon et la dinde" (le mot pavo est proche du français paon ; pour les chiliens, le paon est el pavo real, le dindon royal !). Les costumes sont typiques du sud du Chili et de l'ile du Chiloe, où les bonnets sont il est vrai nettement plus utiles qu'à la Serena ! A bientôt !

Y para terminar, este baile entretenido del sur, el pavo y la pava, con los trajes típicos ! Hasta luego !

samedi 6 octobre 2007

Alcatraz, pelicano ou guajacho ...

Quand l'envie me prendra, et que pour me venger je prendrai le temps ,
je m'efforcerai de pondre, moi aussi, un petit quelque-chose,
sur les oiseaux qui font le mieux, à mes yeux, le Chili à plumes..

Ils sont plusieurs à se disputer la primeur,
jote, queltehue, picaflor, chincol, gaviotas, tenca, diuca, tiuque, tórtolas...
Quelques-uns ont déjà pointé le bec sur ses pages...

Cuando me va a dar las ganas y que tendré tiempo, me voy a dedicarme a presentar las aves mas características de Chile (en mi opinión por lo menos). Ya hablé un poco del jote, de las tórtolas o de las gaviotas ; ahora quiero presentar un pájaro de los mas fabulosos en la mente de un francés : el pelicano, es decir el guajacho, es decir el alcatraz !

Mais voici pour commencer le géant de la côte et la terreur des "caletas" (= port de pêche au Chili)
J'ai nommé maitre Pelicano, alias guajacho (nom très populaire) , alias alcatraz (le nom a été donné à une ile californienne fameuse pour sa prison !)


Voici deux photos d'identité de cet individu suspect : bien que l'affligeant d'un air décrépi, le portrait de gauche est un portrait de jeunesse, et le portrait de droite, qui le montre arborant fièrement ses cheveux blancs, le portrait de la maturité épanouie. Ci-dessous, une photo de couple lors d'une balade en bord de terre.

Arriba, dos retratos de Don Pelicano... El de la izquierda, aunque no lo parezca mucho, es el de la juventud ; el de la derecha, con su pelo blanco como nieve, el de la edad adulta orgullosa ! Abajo, una pareja (diremos ;-) paseando a mirar la cuesta.


Mais attention, la plage n'est pas toujours autorisée à la sablade, et le contrevenant le fait à ses risques et périls !


Este guajacho falleció el pico en la arena... Vimos esos pelicanos muertos en Punta Teatinos y tambien en Tongoy ; no se si es normal, o si esconden unas problemas ambientales. Pero mejor hablamos del pelicano en vivo.

En fait, j'ai rencontré à deux reprises des pélicans morts, une fois à Punta Teatinos, une fois encore à Tongoy je crois. Deux fois aussi des cadavres de lions de mer, mais ça c'est une autre histoire. Je ne sais pas si cela cache quelque chose de tristement insolite, ou si c'est dans la plus banale normalité ! Mais revenons à nos pélicans tout vivants, tout plumus !!

Ce sont des oiseaux strictement côtiers, et très majoritairement portuaires, à ce que j'en ai pu voir. Pourquoi ce choix de vivre au côté des hommes ?

Los pelicanos son aves de la cuesta, y voy a decir mas, de los puertos ! Pero por que le gustan vivir cerca de los humanos ? Fuimos con Carolina a buscar las respuestas en Guanaqueros (enero 2007) y Tongoy (septiembre 2007).

Enquête à Guanaqueros (janvier 2007)

Nous avons ici mené l'enquête auprès d'un échantillon très représentatif (ou un pelicanel, si vous préférez, voir photo si dessous).

Hicimos la encuesta con una muestra de pájaros representativos, mejor decir un "pelicanel" !


Réponse collégiale : les femmes sont charmantes, et gentilles...

Contestaron todos que las mujeres son muy lindas y que por eso se acercan en muchedumbre !


Du coup, ça se bouscule au portillon !



Enquête à Tongoy (septembre 2007)

Nous avons préféré cette fois-ci faire des économies d'échelle et interroger directement les vieux briscards du port

En este caso ahorramos el tiempo y fuimos a ver solamente los tres compadres del bote ! Dieron la misma respuesta que los del puerto vecino.


La réponse a été en substance identique à celle du port voisin



Même si les avances des pélicans sont parfois repoussées...

Y eso aunque a veces el amor de los pelicanos no es tanto compartido y que tienen que irse para mejor volver a llegar !

Pelicanos de Tongoy !
envoyé par serenense

... et qu'ils doivent partir pour mieux revenir !



vendredi 28 septembre 2007

le soleil sur son lit de nuages et les neiges andines

Ne pas confondre ...

andins de Ney


neiges andines


Coucou ! Tout ça pour dire que je suis revenu du Chili, où j'ai passé un séjour magique auprès de ma fiancée, et que j'ai plein de choses à montrer sur le blog, mais aussi plein plein de choses à faire !

Hola, no hay que sorprenderse demasiado de ver la pareja de fotos tan rara arriba ; se trata de un juego de palabras en el idioma francés.. Vuelvé de Chile con hartos buenos recuerdos, el corazón lleno de felicidad, muchas fotos que presentar y mucho trabajo también ! Abajo muestro dos fotos sacadas desde el avión de Santiago a San Pablo (Brasil) : la cordillera santiaguina y el sol cansado de tanto trabajo caluroso y luminoso, acostándose en su cama de nubes.

Voici deux photos prises de l'avion entre Santiago et Sao Paulo, une vue magnifique sur une cordilière encore enneigée à quelques minutes (en avion !) de Santiago et de ses millions d'habitants, et un étonnant coucher de soleil au dessus des nuages, avant l'arrivée au Brésil.

A bientôt ! Hasta luego !!