
Après un mois d'avril frisquet et mouillé, les premières chaleurs réveillent les libellules. Les larves quittent le milieu aquatique, grimpent sur les tiges de linaigrette, et quittent leur imperméable... Et voilà que sort la leucorrhine douteuse (Leucorrhinia dubia), encore bien pâlotte avant la dangeureuse séquence de bronzette de ses premiers instants de vie aérienne.

La même, ou une de ses nombreuses copines, quelques minutes plus tard. Elle vole déjà, encore malhabilement il est vrai ; ses couleurs définitives, avec ses taches rouges, apparaitront plus tard et ses ailes sont encore luisantes de jeunesse

Un peu plus loin , sa cousine à gros thorax (Leucorrhinia pectoralis) a décidé aussi de sortir de l'eau et de faire son strip tease ... C'est une libellule protégée, un des principaux attraits naturalistes de la tourbière.

Plus loin, la zone topographiquement la plus basse de la tourbière est encore bien en eau, et accueille même encore canards, foulques et grèbes castagneux... Elle regorge de perchoirs qui font la joie des leucorrhines à gros thorax à l'affut de leurs proies...

Voilà la belle en vraies couleurs !

Et voici les exuvies, imperméables abandonnés par les filles de l'air. On peut les ramasser et les déterminer tranquillement à la maison, grâce à la clé photographique de Guillaume... Les exuvies de leucorrhine à gros thorax sont plus grandes, et portent des épines dorsales (du plus bel effet), que l'on devine à la pointe du trait rouge. Celle de gauche est l'une de la soixantaine d'exuvies de leucorrhines douteuses observées lors de cette belle journée !


à plus, le jardin nous appelle !
Luc